Devant la bouffonerie de l'existence

Devant la bouffonerie de l'existence
Devant la bouffonerie de l'existence...



Je me nomme Maude et moi et une amie du même nom il y a deux ans nous faisions du bénévolat quand un vieux messieur à l'allure excentrique nous a abordé pour nous demander notre nom. D'une même voix nous avons répondu maude et il nous a raconté qu'il avait lui-même une fille prénomé Maude et trouvait la coïncidence parfaite. Il nous a raconté que lorsqu'il vivait avec sa femme aujourd'hui décédée il avait vu un film qui avait bouleversé sa manière de voir la vie et se film c'était Harold et Maude et c'est pour ça qu'il avait nommé sa fille Maude pour que celle-ci connaisse un grand destin. Moi et mon amie nous avons gardé ce film en tête et nous sommes promise de le voir lorsqu'il nous apparaîtrait que nous serions devenues plus vieille et sur le point peut-être de nous séparer. Hier soir cette amie est venue chez moi et nous avons une excellente journée, puis dans la soirée en un même éclair nous avons penser à louer un film et sans rien dire nous avons compris que c'était Harold et Maude qu'il fallait louer vu les deux ans d'attente que cela faisait maintenant. Nous avons donc convaincu ma mère de sortir avec nous et de nous traîner jusqu'au vidéo avec le froid glaciale et étonnament elle a acceptée. J'ai ridiculement payé la facture sur ma carte de débit et nous sommes partie clef en main avec un film qui avait déjà une histoire unique.

Bien installer je me suis laisser guider dans cet univers donc je suis tombé amoureuse dès les premières minutes, c'était si perturbant. Si plein de vie, et si semblable à ce que j'aime moi-même de la vie. Comment ne pas aimer l'excentricité de Maude qui est l'incarnation de ce que l'on voudraient tous être u peu plus, un peu plus libre et fou de la vie. Et Harold je vous garantis que de rencontrer un garçon comme ça je dirais que l'amour existe. C'est un film qui est totalement magique qui confère à la vie une vision qui fait sourire... Quoi dire de plus tout est beau et tout est si pur que c'est devenu mon monde préféré!
Maude Proteau-Gagné
28 février 2006
# Posté le dimanche 19 mars 2006 19:43

Ma forteresse

Ma forteresse
Il est des yeux invisibles
Qui ne regarde jamais
Qui sont morts avant d'être inventé
Par la vision des yeux fermés



Et qui ne sans cesse me regarde
Sans même un répit
Durant des heures immobiles
Attendant une trace de frayeur
Que mon orgueil
cache de tout son fort
pour garder au moins
La seule force qui ne meurt jamais



La force de rester debout
Sans fermer les yeux
Les yeux indiférent
Qui me cache le c½ur

Ma barrière secrète.

Ponk
Para Smoj
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# Posté le dimanche 19 mars 2006 19:48

Le stage au Mexique!!!!!!

Le stage au Mexique!!!!!!
Le stage au Mexique c'est pour reprendre les mots de Bob : c'est le glaçage sur le gâteau qu'est l'année JMS. On pourrait croire que le choc de vie du Mexique est insurmontable mais ce n'est pas le cas. Les différences de points de vues sont bien sur évidente mais avec de la bonne volonté et un peu de bon vouloir le séjour là-bas devient un des plus beau moment de votre vie. Il y a plusieurs points sur lesquels entre jeunes de pays différents il apporte de prendre le temps de comprendre pour apprécier la différence des autres.

1) À l'arrivée là-bas je rois pouvoir dire que de chaque côté les visiteurs ou les visités se ressemblent. Je me souviens très bien que la première soirée j'avais beaucoup de misère è me souvenir de leur nom car ils échangeaient de chandail et c'était mon seul point de repère. Pour nous ils sont évidement aussi peut-être un tantinet menaçant car ils sont chez eux et pour nous tout est nouveau.
Pour eux nous sommes de futurs amis même si nous sommes en quelque sorte des intrus dans leur vie, c'est pour la plupart des jeunes plus faciles de nous accepter que nous les plus âgés d'entre eux.

2) Le temps là-bas est aussi un sujet qui est complet différent qu'ici. Il n'y a jamais de presse et jamais rien n'est fixé indéfiniment. Les heures ne sont presque jamais évoquées. Pour nous c'est vivre un peu dans le vide mais pour eux je crois que c'est une liberté que nous n'avons pas acquise. L'heure des repas est toujours changeante et c'est ça la normale car les gens sont plus importants que les choses.

3) La nourriture est peut-être pour quelque nouveau JMS ou même parents de ceux-ci un sujet d'inquiétude mais il n'y a pas de quoi. La seule différence avec ce que l'on consomment ici c'est peut-être la traditionalisme des mets et le fait que ce soit plus santé et plus répétitif. Quoi que chez moi je mage du riz quatre fois par semaine.
Pour eux la nourriture est évidement très bonne et ils adorent à tenter de nous taquiner avec des piments. Et bien sûr eux aussi ont de nombreux fast-food, quelle tristesse!!!!!

4) Le travail manuel bien qu'une chose que l'on connaît partout ici est différente là! Quoi que les JMS qui ont déjà fait plusieurs activités et campagnes de financement connaissent les joies de partir ce coucher épuisé de bon c½ur.
Les mexicains eux travaillent depuis un bien plus jeune âge que nous et on une force pour leur grandeur impressionnante. Ce n'est pas non plus ce qu'ils préfèrent mais ils aiment bien essayer parfois de nous en mettre plein la vue.

5) Aller leur parler ce n'est pas toujours facile mais c'est un moins que nous partageons, il ne faut pas oublier qu'eux aussi sont des jeunes et qu'ils vivent plusieurs choses pareilles que nous. Au début c'est peut-être un peu plus gênant d'aller les aborder avec des sujets plus personnels mais ils deviennent vite de véritable amis et on créé des liens très fort rapidement.
Ça leur fait plaisir lorsque nous leur parlons par nous-mêmes et ils ne cherchent qu'à apprendre à nous connaîtrent.

6) Chignahuapan : C'est le nom de l'endroit en campagne où on passe une bonne partie du stage, c'est peut-être un peu plus relaxe mais c'est en même temps là où on apprend à faire des efforts. C'est dans ces moments privilégiés que l'on crée le plus de liens avec nos amis mexicains.

Je crois que de vivre du temps à leur manière avec eux c'est bien plus que de faire semblant qu'on connaît des gens, c'est comprendre leur mode de vie et ce qu'ils sont. C'est apprendre par leur perception de la vie et ce cours temps à discuter avec eux que la vie ne se résume pas à ce que nous pouvons croire mais que pour certaines personnes elle est tout autre. C'est revenir ici avec un manque certain dans le ventre et la tête pleine de papillon. C'est prendre l'avion avec dans le ventre plein de motons et les yeux embués, c'est les serer dans nos bras à l'aéroport et oublier qu'il y a quelque chose qui nous attend à la maison et souhaiter de rester là pour toujours.

Ce qu'on oubli souvent de dire c'est que le retour ici est aussi une partie très importante du stage. C'est en fait ça qui est le plus dur et le plus déstabilisant. Je sais que c'est dur à croire pour certain mais c'est revenir ici et se rendre compte qu'on était bien différent de ce qu'on croyait. Que les choses comptent beaucoup trop ici, que les gens sont constamment pressés, et que tout devient plus vide de sens à notre retour. Et que l'on a envie de prendre notre famille dans nos bras plus souvent, et que le monde entier est plus beau et plus souriant comme si on avait des yeux plus ouverts aux beautés de la vie.

En gros c'est pas mal ça!!!! ET VIVA MEXICO CABRONES!!!!!!!
Ponk
# Posté le dimanche 19 mars 2006 19:52
Modifié le lundi 16 juillet 2007 17:24

Début de récit sur ma vie.. qui ne sera jamais terminé...

Début de récit sur ma vie.. qui ne sera jamais terminé...
Souvent les belles histoires racontent des faits fictifs et sont parées de mots éloquents qui affichent en nous des images plus puissantes, des envies plus réelles que celles de la vraie vie. Mai ce n'est pas la vie, ce n'est pas la réalité, ce n'est pas une histoire, c'est un récit!
Mais moi ma vie ce n'est pas des dragons et des princesses, mes mois ce n'est pas des quêtes à l'autre bout du continent, mais à l'autre bout de moi-même et pourquoi ce ne serais pas aussi bien? Pourquoi ce ne serait pas aussi excitant? Toute histoire n'est rein sans une manière de la raconter qui est unique, sans un conteur qui donne à l'histoire la touche qui brise la fausseté par de la pure vérité, la seule qui est égal partout celle des désirs et du c½ur.
Et ma vie ce n'est rien de très différent de celle de plein de personnes sur Terre, mais c'est la mienne celle qui touchera bien plus de gens qu'une histoire de pirate, enfin je crois. J'ai donc décidé de raconter une histoire, et non un récit, une histoire sur ce qui est tout autour de moi, ce qui fais de ma réalité un lien envers la votre, un lien de mon adolescence à l'époque que vous connaissez dans votre vie.

Un bruit assourdissant me tire du lit, un sonnerie infernale, mais elle ne sonne pas, elle cris, mais elle ne crie pas, elle me parle : Tu vas être en retard, debout! Ce ne sont pas forcément les paroles que l'on souhaite entendre en premier le matin, celles qui nous prouvent bien que notre vie n'est qu'une routine morne qui n'en finit plus. Et comme chaque jour c'est la course folle, je tambourine sur la porte de la salle de bain, pour pouvoir me soulager un peu après des heures de retenues, après ce précieux privilège je m'élance à travers ma maison telle une furie à la recherche de mon portefeuille et évidement après avoir perdu ces dernières dix minutes je cours m'habiller et c'est là que je trouve le porte feuille, dans ma poche comme chaque jour. J'enfile un chandail qui traîne espérant que je ne l'ai pas mis à l'envers et je dévale l'escalier à la recherche de quelque nourritures pour me faire un lunch, je fourre deux barres tendres et un poudings immonde que mes parents s'obstine à m'offrir même si j'en suis écoeuré et je dis au revoir à ma mère déjà rendue au bord de la rue là où elle ne m'aura pas entendue, je retourne vers la porte et glisse à ma mère que je rentrerais plus tard je dois aller au centre-ville...

J'arrives à l'arrêt d'autobus, pour me rendre compte que je suis encore en avance, l'autobus scolaire passe devant moi et tout les enfants me dévisage, le petit dans le dernier banc ne fais un gros sourire espérant que lui crie quelque chose, un peu de gentillesse de ma part et je lui fias un signe du devil ce qui le comble amplement. Je rentre dans l'autobus bondée et vois qu'il y a là plein de gens qui étaient dans mon école primaire, c'est si drôle de voir jour après jour la face qu'ils font; ils semblent ce demander si je suis vraiment la fille qu'ils connaissaient avant et ne s'en convainquent jamais totalement. Aux deuxième arrêt tout le monde sors de la bus, enfin je peux aller m'asseoir ce que je ne fais pas, il y a bien trop a voir par les fenêtre même si c'est le même paysage que chaque jour, c'est mieux que d'observer le plancher gris et les morceaux de tapis bleu sur les sièges, et puis on arrive bientôt. Après les détours habituels ont prend la grande route vers le Carrefour rendue à ce stage j'ai eut le temps d'observer tout le monde dans l'autobus, du beau noir sportif qui replace ces cours cheveux devant un miroir espérant que personne ne l'est vu, à la dame âgée qui discute de sa vie avec le chauffeur, une triste vie. Mais quand j'y pense pas beaucoup mieux que la mienne...

Au carrefour l'autobus s'ébranle et je débarque, comme chaque matin les gens regardent mes cheveux avec un petit air pincé et mes vêtements comme découragés, et je passe la porte. Là il y a toujours deux jolies pitounes qui cruise le même gars qui leur dit encore une fois non, encore un qui ne sait pas ce qu'il veut. Je tourne le corridor et contourne le magasin de bonbons, en me demandant pourquoi je tiens tant à ne pas surconsommer comme une épaisse. Arrivé à la porte je me pince le nez mentalement et j'accélère le pas en passant à côté de la grosse poubelle celle qui sent les pieds, après ça je suis toujours un peu énervée. Le gars qui me suivait me dépasse avec un air de brute qu'il se donne pour ne pas se laisser aller, juste assez loin de moi pour que je l'observe à la dérobée lorsque nous montons la côte. Je traverse l'herbe et me salie les souliers en y collant l'herbe mouillée et les pissenlits sals. Je passe la porte en essayant de ne pas trop lever les yeux vers le mur, depuis qu'ils ont repeinturés en saumon ça me donne toujours envie de vomir, je marche vite pour éviter la couleur et grimpe un escalier qui lieu au moins est blanc! Je regarde les numéros de casses inutilement et me rends à la mienne que j'ouvre sans même y penser, en faîtes j'ai déjà essayé de l'ouvrir en pensant à mon code, impossible! C'est comme inconscient comme pars de moi, qui suis trop ancrée dans ma routine. J'ouvre mon sac dépose avec brutalité les cartables qui si trouvent dans le fond de ma case, accroche mon manteau et cour rejoindre mes amis à la cafétéria.
Il y a déjà Marc et Max qui discutent; probablement d'un devoir de math ou de chimie. Et donc je ne m'embarque pas et j'attends quelqu'un d'autre... Marie arrive avec sa musique je m'assis donc à côté d'elle et écoute même si c'est loin d'être ma musique préférée ça fera l'affaire pour me détendre. Elle me demande si j'ai fais le devoir de maths et je réponds non en courant vers ma case. Je l'ouvre cette fois avec difficulté évidement et me jette sur le cartable, je redescend à la table et me met au travail pendant que tout le autres finissent par envahir la table et croire que je ne fais que ça des devoirs!

La cloche sonne et tout le monde se lève en même temps, les couples s'embrassent gloutonnement et je les accroches au passage, non seulement celui que je sais à toujours le mot pour rire, je suis quelqu'un de ma classe peu importe juste pour savoir où on va et réalise que je dois encore passer à mon casier. J'y trouve Claudia qui est encore une fois en retard et qui m'informe que l'on va en français, génial! Je prends mon cartable qui est tout collant depuis que j'y ai échappé je ne sais plus quelle matière et monte un autre étage, ou je prends la deuxième porte à droite. Avant dernier bureau à côté de mon ami qui est encore entrain de lire, il lève les yeux et dépose son livre, me regarde et me dit bonjour, c'est la troisième parole de la journée, et la première qui me semble vraiment destinée. J'ouvre inutilement mon cartable sûrement pour me donner une constance, alors que Manu ce remet à lire avec un sourire en coin. La cloche sonne et les filles de ma classe se dépêche d'aller s'asseoir en courant sur leurs talons ridiculement minces et roses! La prof nous rappelle qu'il y a un devoir à remettre lundi matin et je regarde si c'est inscrit dans mon agenda, comme à la normale il est seulement inscrit devoir à rendre, alors je me penche vers Manu et lui demande c'est quoi le devoir que l'on est censé faire ensemble justement, vu son visage il ne sait pas non plus, je me demande parfois s'il sait même quel jour nous sommes, bien que c'est souvent mon cas.
Le reste du cour est un vrai mystère on ne l'écoute pas, il barbouille mes feuilles pour m'énerver et quand je le pousse un peu il rit de plus belle. C'est toujours comme ça les cours de français, jusqu'à ce que le prof parle de quelque chose de nouveau un concours d'écriture, la production d'un récit à rendre avant le mois de décembre. Les filles de la classe demandent s'il y a un prix et à quel niveau on est classé, quand tu poses ce genre de questions c'est que tu n'es pas vraiment intéressé. Elles se décourage si vite ces filles là comment feront telles plus tard, si un simple concours leur fait peur? Quelques barbots
sur mes feuilles plus tard et de nombreux coups sur les bras bien mérités et la cloche sonne de nouveau : une heure de passé sur la durée d'une existence c'est tellement rien!
Je regarde ma montre que je ne porte plus, regarde donc l'horloge et me lève! Il est neuf heures au Mexique et ils s'en viennent de finir de déjeuner, j'esquive un sourire en pensant à ce temps passé là-bas et me fais bousculer hors de ma rêverie par un grand de troisième secondaire. L'escalier ce n'est vraiment pas la place pour rêvasser...

Je lève les yeux de ce gars et regarde la foule qui se presse autour de moi, il n'y a que gens qui se ressemblent, la société est rendue tellement synthétique, toute des petites filles en talons et des gars en pantalons trop bas. C'est si incroyable de voir qu'ils aiment tous se ressembler, qu'ils veulent tous avoir l'air de ça! Au moment où je passe par la porte du deuxième étage j'entends la voix du petit punk de troisième, lui c'est vraiment quelqu'un! Peut-être qu'il me reparlera bientôt, je devrais le faire moi-même mais je sais pas trop quoi dire et donc j'attends.

Durant un rapide cinq minutes je cours partout pour savoir quel est le prochain courset pour trouver toutes mes affaires. Ah! Non! On va en maths pas encore! J'haïs les maths, je comprends jamais rien, pourtant je suis pas en maths fortes, alors j'aime mieux pas imaginer ça donnerais quoi... la cloche sonne alors que je passe le cadre de porte et me dirige automatiquement vers mon bureau, à ma droite un gars que je ne connais pas depuis très longtemps, un ans pour être exacte. Je l'ai connu parce qu'on faisaient partie d'un groupe qui faisaient une année de cheminement et de bénévolat en vue d'un stage au Mexique. En arrière de moi un gars qui contrairement à moi est un pro des maths, il est venu dans notre classe directement de celle des maths fortes, pour faire de l'histoire dit-il, d'après moi c'est pour nous pourrir la vie.
Le cours commence, la prof ce met à écrire à une vitesse accélérée nous disant qu'il nous
faut suivre et que si l'on ne comprends pas elle expliquera plus tard...Je jette un regard a mon voisin de droite
-C'est vraiment une agent du FBI, engagée pour dénicher des extraterrestres, je pense!
-C'est sur, elle est pareille! Regarde c'est la même prof que dans Roswell!
Voici ce dont nous parlons en maths, du prof! On cherche toujours c'est quoi son vrai nom, mais c'est la même femme que l'actrice dans Roswell, sans est presque rendu une certitude....
Et la torture continue, je prends les notes du mieux que je peux tout en sachant très bien que je n'y comprendrais rien et que j'échouerais sûrement le prochain examen de toute façon. Je jette un ½il voir ce que mes autres amis font, ils parlent et manu lit, comme c'est différent! Il y a ce petit quelque chose entre Éric et Mimi, un petit truc que personne ne comprends, un jour ils semblent bien ensemble et le lendemain... c'est si mélangeant qu'on fini par s'y habituer et ne plus se poser trop de questions.
-Manu... Manu!!!
-Quoi?
-Tu comprends-tu?
-Non, mais j'ai manqué un cours...
-C'est pas une raison, en tout cas...

Et il se replonge dans son roman, c'est probablement un truc fantastique ou bien psychologique... de toute façon quoi que ce soit, c'est sûrement plus intéressant qu'un cours de maths. Je reporte mon attention sur le tableau, c'est vraiment incompréhensible!!! Je jette les yeux sur l'horloge, il reste encore une demi-heure. Comment une heure peut-elle être si longue! Je prends donc une feuille et commence un dessin tout en transcrivant les notes s'en toute fois les comprendre pleinement. Un trait de crayon, puis un autre, un ½il puis une larme, puis un arbre... Et ça donne quelque chose de beau dans le fond, je ne le montre pas à mon voisin, c'est un super dessinateur, alors je le remets dans mon agenda.

C'est la récré. La longue pose de quinze minutes, je prends mes cartables en vitesse et descends l'escalier pour aller m'asseoir et essayer de comprendre une des conversations. Je vois Félix qui passe près de la table et je lui envoi un signe de main et lui rappelle muettement qu'il est petit, un truc entre nous... et il me cris qu'il m'emmerde comme toujours! Édouardo vient s'asseoir à la table, il me fais un signe de tête et se dirige vers David sûrement pour lui poser d'autres questions de français. Non mais ça doit être quelque chose de venir au Québec directement en provenance du Mexique pour apprendre le français, à moi ça me fait du bien d'avoir encore un contact avec quelqu'un de là-bas. Je suis contente de lui parler assez souvent, j'avais un peu peur qu'il me fuit histoire d'avoir une initiation simple et non de traîner avec le monde pas très populaire comme moi.
Marie-Pier me sourit, et commence à parler au père de ses enfants, fictifs évidemment! Ils leurs ont données des noms tout à fais délicieux comme Rudolf, Rudolfe, Réginald-Valair (siamois pas le coude et le genou), Ferdinand-Ande, Gwynetthe, Boris-Aimée-Dorion que des sons qui se roulent dans la bouche, pour finir pas un rire incurable! Oui, une chance que ces enfants là n'existent pas, car avec des noms pareils leur maternelle serait pénible, juste écrire son nom sur la ligne de la feuille serait un vrai défi! Le dit père se tourne vers sa vraie blonde et l'embrasse jusqu'à ce qu'on le fasse tous rire et que celle-ci s'insulte. Je crois que c'est le seul couple sur terre qu'on peut déranger en tout temps et qui trouvera ça drôle quand même.

Marie pi L-c sont très spéciaux, sérieusement je sais pas trop comment expliquer ça! Mais ils sont en amour sans toutefois nous pourrir la vie avec leur passion. Ont peut leur parler en tant qu'individus aussi, ils ne sont pas juste deux personnes unis mais deux personnes tout court. Deux fous qui ont des idées qui ne sont pas toujours réalisables...Pourtant, si Marie disait plus souvent a L-c ce qu'elle attend vraiment, leurs histoires seraient sans doute plus simples, mais c'est ce qui retire son charme a l'imperfection.

Le surveillant de la salle vient faire un tour vers nous et répète à un gars de 4 à la table voisine de retirer sa casquette. Notre surveillant c'est un drôle de type, il a une hyper longues moustache grise innégale, des tatous de Mickey Mouse et un sens de l'humour plutôt original. Comment je sais tout ça? J'étais amie avec sa fille avant, mais disons qu'elle a changée, elle est plus comme les filles de mon école maintenant; une de celle qui porte des talons aussi mince que l'est son cerveau. Non, je sais que dans le fond elle est brillante, mais quand à moi un décolleté de manteau et de chandail, à moins vingt degrés ça fait fondre les cellules rapidement.
La cloche sonne, la pose est déjà finit, merde!
-On va en quoi Clau?
Comme réponse j'ai droit à un haussement d'épaules, preuve que je suis pas si perdue que ça moi-même. Je me frais un chemin parmi les couples qui se disent une fois de plus au revoir et les gens à la dernière minutes qui terminent en vitesse leurs devoirs. Énervée je marche sur les bancs, au grand déplaisir du surveillant. Je suis la file de personnes qui grimpe péniblement les marches en vu du jugement dernier; certains vont sûrement en maths, là où ils recevrons une dure note. Je passe au deuxième étage, ouvre ma case et me mets à rechercher mon agenda; dans l'espoir que l'horaire y soit écrit!

On va en Géo! Pas pire, au moins je suis entouré des autres. À non, c'est vrai on a la carte des États-Unis à remplir, je suis nulle là-dedans! Il faut dire que ma coéquipière n'est pas vraiment meilleure que moi, alors ça ne donne pas grand-chose, mais on rit au moins.
Je ferme ma case, me retourne et passe la porte de la classe, je me dépêche à prendre une place au fond en espérant qu'il n'y aient personne. Mimi ce met à sa place habituelle, dernier bureau dans le fond, près des fenêtres; la meilleure place quoi! Elle s'assit et ouvre son livre, encore une histoire d'amour plate...
Le prof vient me voir et me demande comment je fais pour tenir mes cheveux en pointe comme ça... C'est vrai que lui avec ce qu'il a sur la tête il ne reste plus grand-chose à faire tenir, mais bon, je l'aime ben notre Gaston. C'est un des seuls profs qui a quand même su rester jeune, peut-être trop parfois, mais c'est dur d'avoir la bonne dose. On recommence le travail et après de nombreux rire, moi et Clau on essaie de mieux comprendre notre carte des États, rien à faire on a même pas écris New-York au bon endroit, c'est pitoyable! Après une demi-heure, on a quasiment pas avancé, on arrête... on se retourne et on essaie de lancer la conversation avec mon voisin de droite de math et son copain Vyncent, leur carte est un peu mieux que la nôtre, à peine. Vyncent fait le devoir de français qui est à remettre bientôt, et l'autre; il dessine. On parle un peu du prof de français et de sa liste de devoirs tous plus mélangeants les uns que les autres et le cours se termine.

C'est l'heure du dîné, enfin! On se sauve dans le corridor presque en courant, bien inutilement car nos casiers sont justes devant la porte et on force le cadenas avec brusquerie, je jette mon cartable dans le fond et fouille dans mon sac. Qu'est-ce que j'espère, il n'y a rien ou presque évidemment, je prends les deux barres tendre maintenant craquelées et laisse à son triste sort le mauvais pouding. Je dévale les marches et me pousse vers la table à mangée entourée d'arbres, comme ça fais du bien de sortir un peu de l'école! Il y a déjà Manu, Ludo, Axel, L-c et sa blonde. Je pousse un peu Axel et m'assis. Ils parlent encore de Boris, c'est tout un prof de maths, j'en sais quelque chose mon frère était son grand chum. Non sérieusement, mes amis parlent de lui comme d'un être contraignant et autoritaire et mon frère comme du meilleur prof qu'il est jamais connu. Ça doit prendre un bolée des maths pour aimer autant le prof le plus exigeant, mais bon c'est quand même mon frère! Il aime tellement les maths que c'était ça son jour A, une activité tu parles; une vraie torture!
Marie cours j'ai manqué quelque chose je pense, à je vois... il y a une abeille. L-c essai tant bien que mal de la faire revenir à la table, mais je crois que ça ne marchera pas, elle va donc s'asseoir sur les roches et se calme un peu.
Je la regarde presque avec pitié, elle si drôle avec ces petites peurs Marie! Elle me fait des yeux de biche en me demandant de ne pas la trouver pathétique..
-té pathétique, mais pas trop!
Ça la fait sourire et elle revient à la table, plus pour embrasser L-c mais c'est mieux que rien.
Axel se lance dans la description de l'enfer qu'il ferait vivre à Boris, il se croit fort notre petit Axel mais la vraie différence c'est qu'il le dit et qu'il ne le fait pas. C'est drôle de les voir s'insurger contre leur prof, dur de par contre réaliser que nos petites vies d'ados tournent vraiment autour de peu de choses. Je me lève sans rien dire et traverse la pelouse, j'accroche une fille de trois qui me regarde d'un air hautain, la jeunesse!
Je tourne le coin et grimpe jusqu'à ma case, je prends mes crayons et me rends à la cafétéria, y'a pas grand monde à part la secte des logarithmes comme toujours. Ils font ça presque chaque midi, ils sont cinq ou six et font leurs devoirs de maths, se pose des questions et évalue les réponses, de vrais robots! Il faut préciser que ce sont des connaissances ces gens là, que je les connais. De les voir ainsi ça me prouve que je fais bien de pas aller en Sciences Nat, après tout on peut tous réussir sa vie pas forcément besoin de faire un métier hyper compliqué et puis les maths ça me barbe. Je ne sais pas si ça se dit vraiment, je ne suis pas sûr que j'essayerais à voix haute mais dans ma tête y' a pas de troubles.

-Hey David, on fait quoi pour le Jour A?
-La bibliothèque ça te vas-tu?
-Ok, penses à ton argent, té le seul qui a pas de passe de bus!

Je ne sais pas si la bibli ça va être le fun, c'est vrai que c'est bon de montrer la littérature Française à Édouardo mais, c'est sûr que c'est pas ce qu'il y a de plus excitant à faire. Même si j'adore la lecture, pour parler ce n'est pas l'endroit idéal et on aura à peine le temps de dîner en vitesse, pas question de restau ça veut dire un foutu lunch! Mais quoi qu,on fasse ça finit toujours par être le fun, c'est sûr que sur les trois qui ont la tâche de l'aider à apprendre le français, c'est David qui travaille le plus... moi et Maude et bien on rit mais on est pas très sérieuses.

Déjà une heure et vingt, il me reste plus que dix minutes de paix, caliss! J'ai le temps de quoi? Rien évidemment! Je m'écrase sur la table comme vaincu et fixe l'horloge avec désespoir, encore deux heures et j'ai la paix. En rentrant je fais quoi? À c'est vrai je vais au centre-ville.. ça me calme un peu, la journée sera pas si pire dans le fond.

On a de l'option je pense...
-Max, on va en quoi?
-En arts.
-Yes!

Ça c'est le fun, je décolle de la table et pars à la course vers l'autre pavillon, y'a ça de plate avoir à marcher pour me rendre au cours mais ça vaut la peine. Je m'assis sur la première table que je vois et me relève aussi tôt, je me mets en quête de mon dessin. Je regarde dans les piles de feuilles et le trouve sans problème, je prend de l'aquarelle et de l'eau et me rassis. Bientôt la classe est pleine et tout le monde regarde sa feuille; certains déçus et d'autres se posent encore des questions.

Moi c'est presque terminer mais c'est pas super, par contre j'aurais une bonne note. Le dessin que tout le monde fait, c'est un logo pour le théâtre; il doit contenir les masques de théâtre, les quatre éléments et pleins d'autres cochonneries. Pour ma part c'est pu vraiment un logo, mais un dessin, pi je trouve pas que c'est une si bonne idée.
Au devra même au prochain cours faire une présentation devant le metteur en scène de théâtre; on doit vendre notre ½uvre dans le fond!
Les cours d'options c'est relaxant, le monde parle et le prof vient nous voir de temps en temps pour savoir comment ça va. Je mets d'autres couleurs mais ça change rien que le problème c'est pas ma feuille mais peut-être celle de ceux qui m'entourent, s'asseoir avec du monde qui nous impressionnent c'est peut-être pas toujours conseillé! Quoi qu'il en soit la dîtes fille c'est quelqu'un comme un autre. D'ailleurs si elle savait ce que je pense de son talent en Art elle me contredirait fortement mais ce n'est que la vérité. Je ne suis pas la seule qui elle fait cet effet là, en tout cas elle est douée.

Mais je ne crois pas qu'elle veut faire ça dans vie, c'est dommage. Moi je me demande ce que me réserve l'avenir, j'ai pas envie d'une vie toute tracée, j'ai pas envie d'une routine encore pire que maintenant, je sais pas comment on s'en sort. Je sais pas comment on fais pour réussir sa vie, c'est si complexe; il faut être heureux mais comment?
C'est pas si simple a faire qu'à dire, comme Axel pi Boris, il suffit pas dit penser pour ça arrive! J'ai envie de faire de quoi pour moi, je sais pas comme partir faire un tour de l'Amérique... peut importe le temps que ça prends, je suis sûre que je triperais. Dès fois je pense de le demander à quelqu'un mais, souvent je me dis que personne n'est assez fou pour me suivre là-dedans.

Une fois ce projet la terminé on commence à parler de photos, le bonheur! Pour une fois je vais me sentir plus qu'à la hauteur, dans sa j'ai une forme de talent, quelconque mais certain. C'est quand même plaisant d'être une des seules personnes qui connaît un peu le sujet, je vais pouvoir aider les autres ça me rendrait fier...
Un rire tonitruant de Laura me sort de mes rêverie, c'est le fun de la voir, même s'y elle est pas à ma table elle est quand même là. Elle n'a toujours pas commencé son logo de théâtre, j'ai hâte de voir si elle va se mettre dans marde avec ça...

La cloche, il reste pu juste une heure pi la journée est finit!

Je prends mes trucs, et essaye de me tailler une place parmi la foule des élèves qui se bousculent dans le corridor. Non mais qu'ils ont l'air petits les secondaires deux, c'est drôle, je n'arrive jamais à me convaincre qu'il y a à peine trois ans j'étais aussi jeune et petite. Au bout de quelque coup de coudes et de regards de haine de la part de personne que je pourrais facilement achever me fait toujours un peu rire. Une fois dehors je fonce, on n'a à peine cinq minutes pour monter deux étages, trouver nos affaires et se rendre en classe, tout pour nous stresser! Je grimpe l'escalier à sens inverse et pique un sprint jusqu'à ma case. Je cherche mes choses pour le cours d'histoire où il ne se passe jamais rien. J'ai un cartable bleu informe sur lequel j'ai écris par moment de platitude intense et mon agenda.

Je rentre en classe et me dirige le plus loin du prof que possible. Ce n'est pas que je ne l'aime pas, mais disons que s'il peut ne pas voir que je n'écoute pas, ça aide! Son cours n'est pas structuré disons que c'est un peu n'importe quoi que l'on doit apprendre et faire assemblant qu'on comprends, enfin c'est mon cas. On a pas d'examens, ben non ça serait trop simple! À la place à chaque trois cours, on a une récitation, ce qui veut dire que à chaque trois cours je ne marque rein sur une feuille et que je descends de plus en plus dans l'estime de mon prof... Vous voyez le portrait?
Je peux résumer son cours depuis le début, preuve que j'ai quand même écouté un peu : bla-bla-bla...révolution industrielle...bla-bla-bla- chine...bla-bla- je suis brillant! Et donc ces cours ne m'apprennes pas grand-chose, à part que quand t'as fait une maîtrise tu peux te permettre de faire les chose comme bon tu le sembles.
Mais je ne devrais pas dire du mal de mon prof, il m'aide; à finir mes livres plus tôt! Non mais sérieusement si je voulais apprendre je pourrais mais comme ce n'est pas vraiment le cas je fais n'importe quoi sauf m'intéresser au gars en avant qui essaie de me donner un futur.
Les minutes me semblent longues, à une journée c'est si long. Merde l'horloge à marche tue? ¨Ca fais plus que une minute qu'il est et 13 ....

-Manu, il est quelle heure?
-Ben là y a une horloge!
-Ok, mais il est tu et 13?
-En fait non, maintenant il est et 14...
-Ok merci de rire de moi!

Maintenant que je sais que l'horloge fonctionne, je peux me permettre de la fixer sas gêne, peut-être que certaines diraient que une demi-heure à regarder une horloge est une perte de temps, mais je dis que ça où un cours d'histoire c'est pareil!

Mimi lit elle je devrait peut-être faire ça moi aussi, où commencer mon texte pour le concours en français? Sur quoi je pourrais bien écrire? Peut-être que je devrais faire différent et ne pas faire un conte morbide...Et si j'écrivais sur ma vie, une histoire réelle, comme les folios jeunesse? Peut-être ben...
Je vais lire, c'est tellement bon comme livre : La Maison des feuilles, juste le titre donne compte à quel point c'est étrange alors le texte lui! Je lis et tourne les pages et relis et continue t après dix pages le monde se lève, quoi! La cloche à sonnée je pense. Bon ben, faudrait ben que j'y ailles moi aussi.
Quoi! Ce n'est pas vrai, la journée est finit!!!!!!! Yes! Je ramasse brutalement mes affaires et bousculent les gens pris dans le cadre de porte, pas le temps!
J'essaie d'ouvrir le foutu cadenas, ça marche pas!!! Ouf, je respire et me calme, je recommence, prends mon sac y jette quelques livres sans savoir quelques sont les devoirs, et je cours vers la cafétéria!
Et là toute mon énergie et mon précieux temps économisé ne me sert plus à rien, car j'attends Édouardo! Merde, lui il sait comment vivre, il prends son temps et parle avec le monde, regarde trois milles fois dans son agenda pour savoir quels sont les devoirs, et prends tout le temps que j'ai passé à courir durant toute la journée pour faire son sac! Alors je relaxe un peu, je m'assis, non encore trop excité, je vais parler à Axel.
Je le retrouve devant son casier et l'aide un pue, c'est-à-dire que je donne un bon coup dessus et tout ses livres tombent par terre.

-Merci Maude!
-Mais de rien Axel! As oui tu fais quoi en fin de semaine?
-Ben j'ai loué un chalet toute la fin de semaine avec ma famille...
-Ok, c'est cool ça! Bon ben bye j'y vais!

Espoir futile évidemment Édouardo n'a pas fini son sac! Et donc j'essais avec des yeux méchants de le persuader de faire ça plus vite, mais pour une obscure raison il ne fait que rire de moi... Laura arrive alors, elle se dirige vers Édouardo et miracle raté il arrête toute production de son sac, merde! Laura mais quelle conne!
Non mais juste pour les observer ça vaut la peine, c'est fou mais on ne se rend pas souvent compte à quel point on est transparent. La chimie entre ces deux-là, c'est dur à manquer!
Je sais que Laura fait tout pour me faire croire que ce n'est pas le cas, mais ça change rien à la vérité...
Et puis un regain d'espoir me revient, Il zip son sac et Laura part à a réunion de je ne sais plus quoi, il me regarde et Wow!!! Nous montons l'escalier, nous sommes partis! Je cours dans l'escalier et ouvre les portes, presque le monde extérieur! Je ne peux pas le croire il passe la porte, on est dehors enfin! Bon j'avoue exagérer un peu les choses, mais dès fois une dizaines de minutes c'est l'éternité!

Je vais essayer de faire ça simple, la conversation est en mi-français mi-espagnol, mais je vais expliquer tout ça en français!









(Édouardo) –Tu vas où ce soir, chez toi où au centre-ville?
-Au centro, j'ai quelque chose à acheter, toi tu vas-tu au centre de gym?
-Comme toujours!

On marchent lentement jusqu'au carrefour, puis on repasse le nuage toxique de la grosse poubelle en sens inverse et in pénètre l'éternel couloir blanc, on passe devant le miroir qui attire tant les filles et on contourne avec lenteur le magasin de bonbons... ahh... merde, c'est tellement tentant!

On dépasse les restau et on sors à l'arrêt de bus géant, où il y a Matthieu un ami d'Édouardo (qui pour moi est un emmerdeur), il lui dit en français qu'il sait fait voler son portefeuille...
Édouardo me regarde avec un air de point d'interrogation dans face. Je lui explique en une phrase qui ferait pitié même pour un débutant, que Matthieu c'est fait voler son truc qui sers à mettre de l'argent... je me fais pitié à moi-même!
On finis pas s'asseoir sur le bord du trottoir en attendant l'autobus qui comme Édouardo n'est jamais pressée!

Le bus! On rentre et on s'assit merde comme c'est excitant! Presque irréel... On parle presque pas sauf pour savoir comment on pose des questions X en français, le suspens est à son comble.... non mais quelle fin de journée pas stressante pareille. On passe les arrêts bondés et on finit par pu se voir tellement l'autobus est pleine, la vue d'une pers de fesses de vieil homme en habit de travail me cache mais je sais malgré tout qu'il est là, y a pas grand monde qui chante du rap en espagnol à part lui.... C'est drôle il veut pas niaiser où avoir l'air d'un petit jeune, mais il est dans sa tête des fois et ça sort bizarre. Je l'aime ben Édi, il change l'air en tout qu'à!

Les arrêts passent et le monde qui fait notre paysage change aussi. kkkkkkkk On est presque rendu au centro, ça fait long pour un simple allé en bus merde, des fois j'aimerais ben avoir des gentils petits parents qui ont juste ça à faire me faciliter la vie! Édi se pousse du bus, il va s'entraîner comme chaque jour, je me demande pourquoi j'avoue? Est-ce que c'est vraiment pour être en forme ou bien pour se pogner des filles? Ca c'est sûrement plus près de la réalité...

Deux minutes plus tard, et un coin de rue plus loin c'est le débarcadère, je sors. Comme on est bien au centre-ville, là où la loi du non-conformisme règne, où il n'y a rein de parfait et ou c'est chaque jour différent... Je passe devant un gars qui est à semi couché sur un bord de mur; on se demande pas se qu'il fait de ses journées lui. Non mais c'est une chose à laquelle on ne pense pas souvent; on voit les droguées comme des gens qui ont abandonnés la lutte de la vie, ou pour des moins que rien qui non aucune volonté, mais jamais comme les personnes les plus libres du monde! Je ne parlent pas forcément des drogués mais de toutes les personnes qui n'ont plus la moindre notion du temps, pour qui la vie est un moment présent et rien d'autres; les vrais vivants je crois bien...

Je traverse le boulevard ou les voitures roulent sans interruptions et passe sous l'échafaudage devant mon magasin préféré. Un des seuls endroits où je peux rester durant des heures sans avoir l'impression de perdre mon temps! En fait depuis quelque temps c'est un peu différent je me rends compte que je ne suis plus comme avant; je ne vois plus le fait de ne rien faire concrètement comme de la paraisse mais simplement comme un moyen de faire les choses autrement.
Je me glisse par la porte et regarde l'éternel panneau qui dit de laisser les sacs à la caisse; comme si il y avait déjà eut ne serais-ce qu'une personne qui est vraiment fait ça! C'est aussi ça le centre-ville plein d'interdiction qui semble être là comme par un hasard que le temps à bien vite remit à sa place. Je fait le tour vers la section des ceintures et des vêtements pour filles et cherche des yeux Steve... c'est le perceur de la place, il est hyper mince avec trois anneaux d'oreilles et apparent un très croche dans le nombril (d'après ce qu'il m'a dit), je le connais pas depuis très longtemps, juste depuis que je regardais pour un piercing en haut de l'oreille.

Il est assez calme ce gars là, sans est même intrigant, un autre mystère de la vie. Il me sourit et me regarde de la tête aux pieds comme on mire un oiseau en cage, avec dans le regard quelque chose qui dit qu'il en a le droit. Je passe au comptoir des portefeuilles et lui demande comment il va.
-Bien, c'est un temps pourri mais à pars ça ouais, et toi?
-Ça va... je vais même te prendre le portefeuille avec le signe d'anarchie dessus que je dis en le niaisant un peu, ça finirait bien ma journée.

Hey! Je t'avais pas v toi, ta vraiment rien de mieux à faire de ta vie? Té tout le temps rendu ici ma pauvre!!! Ce cris de minces injures c'est l'autre vendeur de la place, lui je l'aime ben, il est susceptible et me traite vraiment pas comme une cliente, juste `a sa façon de me remettre ma venue au monde sur le dos je me dis qu'il doit pas bien s'entendre avec tout le monde...
-Moi ça va... Et toi toujours en train de te chercher une veste par balle sexy?
Ça c'est une petite inside, c'est que une des fois ou je suis rentrée dans le magasin et où il y avait personne (ben à part lui) il avait une veste en vente dans le magasin et il se regardait dans un miroir en faisant les gros bras. Bien sûr sur le coup je n'ai rein dis bien trop incapable de m'empêcher de rire.

-A tu vas me lâcher avec cette histoire de veste!!!
-Ouais, un jour... bon passe derrière ta caisse que je prennes le portefeuille j'ai une bus à prendre moi, pas juste ça à faire que de te parler.
-Si vous voulez bien me suivre....

Il y a déjà une fille à la caisse que j'avais pas vue, une couple est là depuis déjà un bout de temps voir son air tiré, il semble choisir un briquet ou quelque chose dans le genre peut importe c'est ben long. Je reste à l'écart avec l'impression que la vendeuse et moi on partage la même idée; Vont tu choisir un jour????
Ils finissent par me laisser la place que je prends sans hésitation, et je paie puis débarrasse la place. Une fois dehors je jette un ½il à la facture; encore un truc que j'aime sur ce magasin là, sur la facture c'est écrit super pâle et en petit en bas pour qu'on ne le voit pas ils spécifie aucun remboursement ni échange; en gros arrange toi avec tes problèmes!

Je traverse la rue à travers les voitures et les conducteurs ronchonnant qui sont bien malheureux de se voir bloquer la route par un simple piéton. Je rentre dans le débarcadère d'autobus et jette un ½il aux gens qui s'y trouvent C'est toujours plaisant d'être en compagnie de gens qui semble sortir de l'ordinaire à mes yeux chacune de ses personnes est la pour m'apprendre quelque chose...

-Hey! J-P qu'est-ce que tu fais là?
(Mon voisin de droite en maths et celui avec qui j'exploite des idées sur qui est vraiment notre prof de maths, est là assis sur une grosse roche écoutant son ipod)
-Ben j'attends mon bus... Toi, t'habites où?
-Dans le bout du cinéma 9 je suis juste venue faire un tour au rock, pis ta journée?
-À ben plutôt chiant, mais bon demain c'est le jour A alors je suppose que ça va me faire du bien...
-Euh... mon bus est là alors salut!

Je sors ma carte et la montre au chauffeur, je crois qu'il ne regarde même pas et je m'enfonce dans l'univers que je connais le plus le bus de ville! Je vais m'asseoir dernier banc à droite et je vois mes idées défilées en même temps que les rues. Le jour A pourrait être bien dans le fond... on s'amuse toujours avec Édouardo. On tourne et bientôt c'est ma rue.
Je sonne et me lève d'un bond je suis toujours un peu perdue quand je sors de mes rêveries, et bien souvent en retard pour débarquer de l'autobus. Je m'enfarge dans quelque chose et me propulse vers la porte plus vite que je ne l'aurais cru. Collé contre dessus elle s'ouvre et je retrouve l'air frais de la fin d'après-midi. Je monte la rue en courant et après seulement quelque mètre je ralentis considérablement; pour une fois dans la journée je vais apprécier le temps. Les arbres sont si beaux avec leurs feuilles virant au jaune ça donne bien envie de faire de la photo. De toute façon qu'est-ce qui ne m'en donne pas envie !?! Je cherche mes clés dans ma poche quand je vois que l'auto de ma mère est déjà là; voyons elle ne devait pas aller à sa chorale aujourd'hui? Je passe la porte débarrée et dépose mon sac lorsque le chat me saute sur les mollets et miaule comme un crève faim en espérant que je vais le nourrir.

-Mam's té pas à ta chorale?
-Oui, j'y cours je suis juste venue souper et me changer, bon ben je dois y-aller!
Disant cela elle dévale l'escalier prend son sac et file. C'est si rare qu'elle est pressée, alors je prends le temps de la regarder comme si je la voyais pour la première fois. Même si bien dès fois on se fâche ça ne change rein qu'elle est bien belle ma mère et qu'à la voir comme ça j'ai un faible sourire inconscient à la bouche. Elle c'est la distinction pure; ce que moi je n'ai pas! Vraiment on n'est pas tous comme ses parents...

J'ouvre le frigo cherchant quelque chose à manger, qu'est-ce que je déteste manger seule chez ma mère... C'est triste froid et surtout c'est des nouilles, et encore des nouilles! Alors pourquoi ouvrir le frigo que je me dis en le refermant... Je sors les pâtes de l'armoire et mets un peu d'eau dans un chaudron. Je grimpe ensuite sur le comptoir et regarde vaguement pars la fenêtre comme si j'allais vraiment voir quelque chose de palpitant dans la cour des voisins.
Et non ils ont comme moi une vie qui ne mérites pas d'être raconté après tout qu'est-ce que je fais de mon temps? Pas grand-chose... Je mets un disque de Pink Floyd et chante a tue-tête ces chansons qui me parcourent le corps depuis si longtemps.

Ponk
# Posté le lundi 20 mars 2006 17:12
Modifié le lundi 20 mars 2006 18:38

Ma liste de films!!!!!!!!

Happy together
In the mood for love
Du soleil plein la tete
Dr. Givago*
La cité des dieux
Le documentaire Baraka
Le parrain
Au delà de nos rêves
JARHEAD
Billie éliote
L'expérience
Le fabuleux destin d'Amélie Poulin*
Vol au dessus d'un nid de coucou*
les dieux nous sont tomber sur la tete (qqch du genre)
Beetle juice!!
les vieux lions
autant en emporte le vent
requiem for a dream*
PINK FLOYD THE WALL
piège de cristal
amorres perros
Fight Club
Le jour d'après
la mauvaise éducation
la vie est belle*
carnet de voyage
Moi et mon pieds gauche*
équilibrium
le cube
les pactes du silence...
Life As a house
Snatch
the new guys (stupide)
Sin city
Ever after
Finding neverland
Détroit capitale du rock*
Ding et Dong
le projet dalexandra*
Les portes de l'esprit*
le 5eme élément*
brain dead (stupide)
orgueils et préjugés
lauriers blancs
bienvenue en amérique
love actually
Éternelle*
Chanteur de Noces(stupide)*
le placard
camisole de force
La vie, la vie???
Harold et maude*
1984
La melodie du bonheur
Quand Harry rencontre Sally
La Matrix 1*
Ringus
Ghostbosters*
Goodbye Lenine
Back to the futur*
Les dents de la mer
Immortelle
Big Fish*
Bowling for colombine (doc)
Ben hur
Chat noir et chat blanc
Quelque part dans l'océan
Solaris
la société des poètes disparus
Le roi pêcheur
Intime
Jeux d'enfants
Liste Noir
De battre mon c½ur s'est arrêté
Singin in the rain
Help
Hard day's night
Alice au pays des merveilles (v.o)
Un crabe dans la tête
Tout sur ma mère
Blue Velvet
Mulholland
Identité
Histoire de fantômes chinois
The Animatrix
Dancing in the Dark
Shawn et les Zombies (stupide)*
Ivre d'amour (stupide)
Seul au monde
King Kong (v.o)*


Ponk
# Posté le mardi 21 mars 2006 07:47
Modifié le dimanche 25 juin 2006 21:47