Lucidité

Lucidité
Il fait parfois si noir le soir, il fait parfois si noir le jour, pourquoi dois-je alors décider de ce qui me convient ou pas?

Et comment un seul message a t-il pu déclencher tout ceci, pourquoi ma mère n'avait-elle rien de mieux à faire que de lire et tirer des conclusions trop hâtives...

Même si ce n'est pas ma mère, même si ce n'est pas son sang, celui qui coule dans mes veines mais celui qui aussi est maintenant le tapis de ma chambre, je me demande pourquoi?

Mais lorsque le soleil se couche parfois les choses changent de perspectives et je me vois dans un miroir trop grand pour moi, devoir suivre le chemin paternel ce n'est pas si simple, devoir être ce qu'on admirait tant à l'âge enfant ça passe si vite, mais je n'ai pas le choix..

Et c'est chaud, et c'est si bon, et si brûlant le sang, surtout celui la...


Bon je vais devoir me lever je suppose, on sonne à ce qui me sert maintenant de porte, sûrement mon frère.. encore, le grand étourdit...

Je suis debout et je marche vers l'éternité qui me chasse, comme si je rampais vers mon ombre, en tournant, tournant et tournant encore. Je sais qui m'attends derrière cette énorme porte massive, je ne suis pas si sûr de vouloir le laissé entrer dans mon monde, le mien maintenant. Elle était trop sotte, la faute lui revient.

En un souffle au goût du sang, mon frère est là, impatient. Son choix semble avoir été de s'insinuer de force chez moi. Pourquoi? A-t-il perçu l'odeur du sang frais? Ces yeux me narguent, chacune des étincelles en provenant me crient qu'il ne me comprend pas. Puis c'est le silence. Un silence lourd de sens, lourd de peur et de pensées. Le silence que je déteste, un silence où souvent il... il a comprit. Ces yeux en témoignent, chaque parcelle de son corps commencera à vibrer d'un scintillement que je suis le seul à percevoir. Comme d'habitude. Mais cette fois ci, c'est différent. Il a comprit plus loin, il a comprit que je suis devenu le propriétaire cette demeure.

Je ne lui expliquerais pas, car je ne me l'explique pas à moi. Je me comprend c'est tout. S'il reste planté là par contre, je vais devenir fou... si c'est toujours possible. Un pas et un autre. Cette nuit, des cauchemars le hanteront. Il ne dit rien, il ne l'a jamais fait. Pourtant j'entends: Pourquoi?

Il fait nuit si vite et je n'ai pas bougé, lui il est partit, vers une chambre. Une chambre qui était autre fois la sienne, mais qui aujourd'hui n'existe plus. Et c'est là qu'il dort dans le vide, le vide le plus total, le plus froid. Et moi je ne dors pas je ne peux pas, j'ai peur, peur de choses qui n'existe pas...

Peur que les gens aient honte de moi, peur de ne pas faire les bonnes choses au bon moment, de ne pas faire les choses comme il le faudrait. Comme je le devrais, même si ce concept n'est pas vraiment plus clair pour moi, que ce qui est bon ou mal, ce que l'on doit et ce que l'on fait?
Y a t il vraiment des choses à faire? Où sommes nous pauvres humains sans buts dans la vie en recherche d'un sens à notre vie....

Les personnes importantes à mes yeux sont tous mortes, par ma faute ou non. Ce que je me demande maintenant, c'est si j'aurais dû visiter leurs tombes. Leur âme perdue m'aurait donné soif, mais je n'ai pas d'excuses, sauf ma peur de les revoir. Je ne sais pas trop ce que je fais ici, qu'elle est le sens de mes actes. Devrais-je mourir demain? Si oui, alors à quoi bon vivre aujourd'hui? À quoi bon tout ce temps passé à vivre de sang et de chair? La vie, je ne la connais pas. Tout ces gens heureux, je ne les comprends pas. La société, je la connais trop bien et je ne l'aime pas. Alors pourquoi suis-je toujours ici? À quel dessein Dieu m'a t-il désigné? Si je dois accomplir un destin, quel destin puis-je encore accomplir? Je ne suis rien, sauf un corps errant pour sa nourriture. Alors Dieu dit moi, qui suis-je? M'aimes-tu?

Et c'est si triste de savoir que la réalité me rattrape. J'en pleurerais presque si mon coeur n'était pas entouré d'une forteresse de noirceur immense. Je sais bien sûr cette réponse... Lorsque l'on doit demander à quelqu'un s'il nous aime c'est que la réponse est non, ou alors pas assez ou alors pas comme on le voudrait. Alors seul assis par terre que me reste-il des vieilles illusions et des peurs sans noms? Et pourquoi pas une idée? L'idée qui changerait toute chose! Celle qui me ferait construire la personne que je suis... Celle qui me distinguerait des autres peut-être...


L'idée je sais que je peux l'atteindre, mais veut-elle simplement venir à moi. Je ne peux pas la réfléchir, je suis un être sans âme. Que je sois ici ou là bas, dans cet endroit qui ne ressemble à aucun autre, tout est pareil. Je ne suis pas vraiment là, personne n'oserait jamais essayer de me comprendre. Je suis trop moi. Et vous, êtres pathétiques, vous me regardez et en secret je pleure de ne pas pouvoir ressemblez à un humain. Vous ne savez pas, vous n'avez jamais su. Vous vous demander depuis la nuit des temps l'origine de votre peuple... et bien moi je le connais. Je connais l'origine de cette terre, de ces arbres, de cette essence de vie... je la connais. Je l'ai vu. Et croyez-moi, elle n'est pas bonne. Oubliez dieux et anges, c'est la mort qui a créé la Chose que je suis, ainsi que ce que vous êtes... je l'ai regardé dans les yeux et j'y ai vu sadisme envers ses créations. Fuyez le, fuyez moi!

Être trop soi-même, quand on y réfléchit, qu'elle drôle d'idée? Quelle idée rassurante, et sereine. Mais oui, être trop quelqu'un et pas assez ce quelqu'un que les autres trouvent en nous. Que la société nous exige de trouver en nous. Bref le quelqu'un qui n'existe pas vraiment. Mais moi ici, seul avec ma solitude, je me suis construit un mur infranchissable car j'ai peurs. Peur que les autres pénètrent mon château et que ses murs s'effondrent. Peur du danger que les autres représentent. Peur tout simplement, comme un enfant. Intelligent comme un enfant. Et seul avec ma chaise, mon mur et mon lit je réfléchis. Je réfléchis sans cesse. Et plus on devient intelligent plus les choses deviennent complexes et noires. Non mais c'est vrai! Tous ces être qui disent que le monde est beau et plein de vie, tous ceux-là ne sont pas encore assez intelligent. Où ils le sont différemment. Je vous abandonnes vous lumineuses idées à mon fidèle palais.

Je part. J'en ai assez, et je part loin. Je part parce ce que tout ceux que j'ai "aimer" m'ont craint, tous ceux que j'ai caresser m'ont reniés et tous ce que je croyais vrai ne l'est plus. Je sais ce que vous allez me dire... ici ou ailleurs, quelle différence? Et bien je l'aurai cherché du moins, sans même penser la trouver. Que je parte n'a pas d'importance, c'est ce que je laisserai derrière qui en aura. Parce que c'était ma vie et que je dois me souvenir, afin de ne plus la revivre. Ce qui a plus d'importance encore c'est maintenant, à cet instant près où je fais le choix de quitter afin de survivre, comme toujours. Qu'on me laisse ma paix et mes rêves, qu'on me laisse me perdre dans la sombre ruelle devant moi. N'est-ce pas peu demander. J'ai appris à ne plus rien demander. Laissez moi la liberté de la pendaison ou de la fine lame dans ma paume, laissez-moi. Avant j'existais, aujourd'hui je suis vous. Vous dans tout vos désirs les plus sombres, au plus tréfonds de vos âmes, me sentez-vous? Car je suis vous, et depuis toujours je suis là. Vous rappelez-vous? Deux êtres, très humains, m'ont créé autrefois, et je suis devenu autre chose qu'humain. Quoi? Vous.




NOUS
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# Posté le jeudi 23 mars 2006 15:17
Modifié le lundi 16 juillet 2007 17:23

Éclaboussure d'une vierge

Éclaboussure d'une vierge
À quoi servent les barrières mortes
Et les regrets bénis
Les imaginaires retenues
Et les faux motifs endormis
Je veux devenir quelqu'un d'imposant et d'important.
Imposer mes rêves et mes idées
Je veux me sentir libre de m'exprimer
Je veux m'ouvrir le c½ur à se monde si réel
Je veux pleurer mon enfance inachevée
Et soupirer de douleur en devenant sans vraiment le vouloir
Plus grande que les grands
Plus humaine que les adultes
Plus exposée que mes malheurs
Plus vivante que les grands heureux
Je veux grandir


Ponk
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# Posté le jeudi 23 mars 2006 16:40
Modifié le jeudi 23 mars 2006 21:22

Pars!!!!!!

Pars!!!!!!
Si j'étais toi, je partirais en ne sachant pourquoi mais je partirais. C'est une impression étrange que la peur d'une chose que l'on ne connaît pas, mais qui de jours comme de nuits me chasse de mes rêveries en me ramenant à cette si souffrante et atroce douce réalité. Oh oui, je partirais loin, très loin de moi et de mes démons car je ne sais pas ce que je veux. Je crois le savoir et plus j'essai de m'en convaincre et plus j'ai tort.

Je me déchires l'âme à vouloir me comprendre mais ce que je sais, c'est que tu dois partir. Je suis folle, étrangement folle mais cette fois j'ai su m'arrêter car je ne veux pas que tu souffres. Je suis cruelle avec moi-même mais je ne pourrais jamais avec toi. Et comme le noir je suis intense, intensément outragé car je ne peux me complaindre dans cette chose qui n'a pas de nom.

Étrange fosse ou le fond remonte pour les autres et descends pour moi, part!!!!!!!!!
Très loin et reviens un jour. Quelle douce contradiction qu'est mon envie de panique car en un sens je ne rêve que de te confier toutes mes craintes et d'un autre sens, je veux te voir partir. Pour t'éviter une confusion si triste et néfaste pourrait-elle être si jamais je me prenais vraiment au sérieux.

Je te vois comme une chose qui n'a pas de nom, toi. Pars et emportes avec toi le malheur que tu sèmeras sur ta route, mais toujours derrière toi, alors quand mon instinct me reviendra il ne pourra que suivre ta route, pour ton plus grand malheur.[/f
]Ponk- textes datant de 2 ans- a revoir...
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# Posté le dimanche 26 mars 2006 19:26
Modifié le samedi 01 avril 2006 16:09

Comment?

Comment?
Comment en un seul instant un décor qui mettait si familier peut-il maintenant m'être si étrange et si effrayant de par sa beauté et sa chaleur que je connais si bien?

Comment quelqu'un que l'on a toujours connu peut-il soudain nous apparaître si effrayant et perturbant car il est bien plus à nos yeux que ce que l'on voulaient bien se faire croire?

Comment se soir, en cette minute ne puis-je rêver de faire disparaître toutes ces choses qui me font vivre car je les méprise, comme moi?

Comment puis-je être apprécié en étant moi-même alors que je ne le suis pas même en me cachant en partie et en ne disant que ce que les autres peuvent supporter, ce que je crois?

Pourquoi n'y a t-il pas quelqu'un qui comme moi est tueur et mort, quelqu'un qui n'est pas supportable, mon quelqu'un?

Pourquoi faut-il que lorsque je trouves ce que je cherches, que lorsque c'est la perfection, cela ne marche pas ?

Comment avoir un, un quelqu'un qui autre que moi sera me comprendre en m'aimant?
Comment pourrais-je avoir ce qui n'a plus de sens à mes yeux que celui de l'essai, de la chance d'une fois?

Comment puis-je espérer qu'en un risque tout change puisque je ne veux pas prendre ce risque?

Je suis lâche et peureuse sous des apparences d'indifférences qui ne tombent que sous la menace.

Comment quelques arbres si frêles peuvent-ils causer en moi cet émoi si fort qui me pousse à rêver?

Mais pas de ces contes de fées que les mères racontent à leur filles avant d'aller au lit, plus de ce que toute personne vivant l'enfer veut. J'ai l'impression de ne pas vivre, seulement d'endurer :la vie, l'école, les radotages de ces pauvres choses fragiles que l'on appellent humains...


Ponk-ya longtemps aussi......
# Posté le dimanche 26 mars 2006 19:30
Modifié le samedi 01 avril 2006 16:08

Où suis-je?

Où suis-je?
Ce matin je me suis réveillée, j'ai repris vie après tout ce temps ou j'avais été endormie. Je ne saurais vraiment dire pourquoi mais il semblerait qu'il me fallait d'autres activités, de nouveaux projets....
Je suis en vie, je suis chaque chose qui est, qui subit et qui impose. Ca ma aussi permis de reprendre un peu confiance dans la vie, dans la vérité. J'ai posé une question que je voulais depuis trop longtemps et j'ai eu la réponse que je pensais, je ne sais pas si elle est vraie mais au moins j'ai essayé. J'ai aussi pris un engagement fasse à moi-même et un face à quelqu'un qui semble commencer à arrêter de me fuir enfin...

J'ai pris conscience de certaines chose que je n'avais pas vu alors, la plupart mon fais sourire ou étais-je donc pendant tout ce temps? Certaines m'ont pourtant un peu déboussolées et mon fait voir qu'on ne peut être présent pour tout le monde en même temps. C'était la devant moi depuis tout ce temps et pourtant je ne fessais rein pour revenir, je ne voulais plus y croire, je suppose que je ne suis pas aussi forte que je le voudrais bien. J'ai besoin de certaines énergies externes pour rester celle que je suis, celle qui est, seul ce n'est pas la même chose.

Pourtant je me fais du bien et je me déçois en même temps, je m'étais promis de ne plus y croire et là je le fais, pire pour l'instant j'en ai besoin. Je me suis moi-même mentit et pourtant je n'en souffre pas, pas pour l'instant, quand comme à chaque fois je me ferrais exclure, là je m'en voudrais.

Mais peut-être bien que si là je suis consciente du fait que je risque encore d'avoir cru en quelque chose qui n'est pas vrai, tout sera différent, c'est après moi que j'en voudrais mais simplement de ne pas m'avoir écouté.


Ponk- y a 1 ans et quelques mois
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# Posté le dimanche 26 mars 2006 19:42
Modifié le samedi 01 avril 2006 16:07