...avec un arrière goût d'angoisse.

...avec un arrière goût d'angoisse.
Hier soir, j'ai mangé un gros morceau de nostalgie à l'angoisse. Il est venu chez moi, là où il n'a jamais voulu habiter. Celui pour qui je n'ai jamais été assez bien. Il a l'âge de mon frère et mes amis voudraient bien, elles aussi, goûter à l'angoisse. Il ne m'a pas prise par la main pour m'emmener visiter un monde dans lequel on s'oublie. Mais il était là. Là si loin. Derrière ses lunettes teintées, il était là. Le sourire découpé comme le corps, secret et intouchable derrière les verres bleutés.


À un moment j'ai voulu l'embrasser. Prendre ses lèvres entre mes lèvres, puis entre mes dents, goûter sa salive chaude. Mordre le charnu de sa bouche comme cette fois où il m'avait dit : Tu embrasses bien aujourd'hui. Où cette autre fois où il était camouflé de barbe. Envahir le passé, car dans le présent je n'existe pas longtemps sans fuir. Être là où ses silences étaient miens, être l'angoisse que j'avais encore au bord des lèvres. Et dans l'instant ou mon seul désir était d'habiter sa bouche, une boule, ma boule d'angoisse c'est logé en moi, devenant plus grosse, plus le chemin parcouru était long. J'aurai voulu l'embrasser mais il n'aurait pas accepté. Pas par dégoût, mais parce que lui, il connaît le présent. J'aurai voulu habiter la nostalgie sans aucune retenue et ne rien devoir à personne, mais lui, il sait.


Pas moi. Pas toujours. Sa voix. Répétition en moi. Sa voix encore. Lui qui n'est pas aucun autre. Lui pour qui je ne serai jamais assez. Lui, pour qui j'ai cessé de me battre. Encore. Sa voix, salive, chevelure, peau, armure, douceur, folie : chaude. Et moi, qui regardait la vitre de ses lunettes en ne sachant pas si lui, ou pas. Encore. Et dès lors l'absence contre le mur de ma porte. L'absence avec un reste de frottement contre mon chandail. Encore. Hier soir, j'ai mangé sans y toucher un gros morceau de nostalgie avec un arrière goût d'angoisse.


Ponk- grattement dibutatif
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# Posté le dimanche 22 juin 2008 19:31

Sa bouche

Sa bouche
Jai prise sa levre entre mes levres pour la devorer toute entiere. Puis entre mes dents pour la petrir de silence. Elle, elle embrasse comme un naufrage sur sa planche, avec toute lenergie du monde. Un rale entre les dents tant la salive, les dents, la morsure, la douceur: la devore. Sous la lune naissante, entrecroisees de bras et de vetements; plures de nos peaux nues, je lai goutee.

Dabord violemment pour me lapproprier, puis si timidement que sa bouche languissante cest jetee sur moi tel un ras de maree. Le ras de maree de sa bouche sur la mienne, moi qui tentait de lui lecher les levres, interdite devant sa langue a elle si partout a la fois. Et le metal frois sur ce corps chaud. La surprise du silence soudain, envahissant dans cette nuit vierge de cris. Collees lune a lautre au dela de toutes les logiques. Jaurai voulu avoir avoir huit bras et quatre bouches. Jaurai voulu la caresser jusqua perdre le controle et la griffer. Limprimer en moi dans un frisson. Elle, elle ambrasse comme une femme qui attendait, nous, moi, toutes les bouches. Depuis longtemps, trop longtemps.


Et mes doigts, agiles et maladroits, commes le sont tous les doigts. Ses vetements trop present que je ne pouvais ni ecarter ni endurer. Les seuls temoins sont morts. Ses restes de salive sur mon corps, ils sont disparut avec toute lhesitation des amants. Et tous les amants du monde contre tous les amants du monde ne changeraient rien. Ne peuvent rien changer a ce moment, noir de terre ou nos bouches avides lunes de lautre ont envahit linterdit.



Ponk-avidement
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# Posté le vendredi 08 août 2008 16:40

Delivre nous du mal

Delivre nous du mal
Notre Père
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre nous des eggplants.

Amen
Ponk- hardworking

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# Posté le jeudi 14 août 2008 13:50
Modifié le jeudi 14 août 2008 14:23

Le jaune prend son envol

Le jaune prend son envol
Ce matin je me suis assise toute nue dans la peinture jaune. J'en ai mis partout sur mon corps avec mes mains jusqu'à m'en foutre partout dans le nez et avoir du mal à respirer. Ça sentait le jaune à en étouffer de rire, à en pleurer de ridicule. Et soudain j'ai remarquer la tache rouge que faisais mes cheveux au milieu de cette marre de poussin frappes alors j'y ai plonge toute la tête, jusqu'a ne plus ressembler a rien. Puis toute nue j'ai fais des anges de soleil sur le béton du plancher mais a un moment la peinture a commencer a couler a travers mes paupières et je n'ai plus rien vu du tout. Tout est devenu jaune comme si j'étais tombée dans le soleil. J'ai marché en me cognant contre les murs, les mains incapable de retenir quoi que ce soit tant les coulisses de peinture envahissaient l'espace. J'ai marche ainsi durant des heures, sans savoir si j'avançais ou je tournais en rond. Jusqu'à ce que la peinture s'incruste dans ma peau et que je puisse de nouveau ouvrir les yeux. La première chose que j'ai vu avant de m'évanouir c'est une envolée de monarques prenant leur envol sur le contour de mon nombril.

Ponk- virtuellement
# Posté le samedi 06 septembre 2008 11:13
Modifié le samedi 06 septembre 2008 11:26

Petite lettre

Petite lettre
Si petite je suis perforée de passé. Mon c½ur n'est jamais vide. La peur la progressivement remplie d'habitants vagabonds, de semis-amoureux aux c½urs lourds de craintes. De paroles non dites, murmurées à peine assez fort pour laisser croire aux étoiles.


Je suis petite au milieu de cette foule dans ma tête, qui, n'a jamais voulu être mienne. Tant de prénoms et si peu de réponses. Toutes les villes du monde me rappellent chez moi. La distance est mienne. Je suis amoureuse de fantômes, jaunes, verts et bleus. À travers la paroi de mon aquarium, les yeux se posent sur moi, à tour de rôles et je cherche les yeux aimés, les plus tendres, les yeux de ma princesse. Ceux qui me sont interdits parfois et accessible parfois. C'est une femme, et sont c½ur est rempli d'ouragans au centre desquels je danse dans la confusion. Elle aime trop. Et moi je recule tout en approchant, pour ne pas la perforer de plein fouet. Pour ne pas l'aimer trop. Pour l'aimer sans la posséder.


Et mes yeux milles fois l'on imaginée dans mes bras, mais milles fois tout les hommes du monde me l'on prise. Tous les autres. Elle est mienne sans le savoir.Sur mon corps est inscrit la marque de sa volonté d'être belle avec un couteau de cuisine, sur ma main gauche. Ses mots ornés de cuir me font mal car ils sont plus secrets encore que ses lèvres et je ne sais jamais que répondre car c'est moi qui lui ai enseigné que l'amour est sincère mais je sais aussi qu'il brûle.


Elle, elle aime trop. Trop fort. Tous les hommes du monde. Elle, ces yeux sont brûlés d'ambition. Sa tête est comme une bibliothèque de rêves mais ses mains la retienne.



Lorsque mes yeux brûlés du monde, lorsque mon corps meurtri d'amour lorsque mes rêves abîmés et ma fatigue me fera oublier mes humaines craintes j'y serai.


Ponk -réponse à une lettre
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# Posté le mardi 09 septembre 2008 11:04