Mes radeaux de papier

Mes radeaux de papier
Malgré tous les sourires je reste seule. Jamais aucune couleur ne peut combler mon désir de vie, il faudrait que je sois un dessin animé ou que la vie soit mieux. Pour ne pas trop pleurer je me construis des radeaux sur le bord de mes feuilles de papier et j'embarque en route vers rien du tout. Seule, je n'accède pas aux autres, ils ne sont jamais là où je suis lorsque je ferme les yeux, là il n'y a personne et ce là, veut tout dire.

Sur mes radeaux de papier, j'invente des paysages et des oiseaux mais, souvent je coule au détour d'un bonjour. Parmi les foules je suis invisible même si tout le monde me regarde, personne ou presque ne me voit, tout le monde m'imagine. Je n'existe pas. <<Je>>est une imposture. Et mes amis lorsqu'ils me tendent la main ne me touche pas vraiment, il n'aborde ma personne qu'aux moments simples ou ils avouent ne pas comprendre mes raisons et mes pourquoi. Chaque jour je garde interne mes plus belles idées car qui voudrait me prendre la main pour sauter la rail du métro? Je nage en pleine hystérie devant la nourriture, envie d'exploser et de tout dégobiller en même temps. Je suis amoureuse de la rouille, qui, elle seule semble me suivre dans toutes mes aventures. Je vois les oiseaux se masturber et les chats parler en bons anarchistes qu'ils sont de détruire toutes les constitutions. Je parle dans une langue étrangère avec des mots français. Je fais l'amour aux virgules parce qu'elles m'ont toujours données du fil à retordre et parfois lorsque personne ne voit je sais moi que certains sont comme moi, qu'ils comprennent mais ont trop peur pour s'accepter ainsi.



Maude-intimement
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# Enviado em Quinta 11 Setembro 2008 10:45

Où pousse les rêves de bave

Où pousse les rêves de bave
Je suis retournée au lieu où pousse les rêves. La où je suis anonyme tout en étant une habitante du passé. Assise contre le mur, les jambes ramenées contre mon menton, les yeux clos au murmure de la pluie; j'écoutais les rires. Le visage absorbé dans l'autre, les mots sur la corde raide entre l'erreur et la réussite je garde en moi tous mes volcans. Mes lèvres salopes brûlent d'être prise en sandwich, mes mains de créer des scandales. Ma peau s'invente des devinettes mais tous les regards ne réussissent pas à trouver de réponse en moi. Et sous les souvenirs qui s'écoulent contre la paroi de ce mur milles fois visité je m'endors dans le bruit de la salive du visage autre.

Ponk- dominicainement
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# Enviado em Terça 14 Outubro 2008 22:47

Peaux mortes

Peaux mortes
J'ai avalé huit kilos de cette peau séchée qui recouvre les lèvres en hiver cette semaine, je n'ai mangé que ça et des miettes de chagrin. Cultivée du barbelé sur mon sexe et ma peau et laisser mes lèvres sécher sous le sel des larmes, mes six lèvres. Je suis faite pour la fuite avec des pieds si grands. Et je marche à reculons sur mes rêves pour ne pas croire en moi. Je suis ma seule ennemie.

Ponk- 21 fevrier avec six heures de decalage

# Enviado em Sexta 20 Fevereiro 2009 21:25

La fonte du jaune

La fonte du jaune
Moi, j'ai un rêve joli, mais on le suicide tout le temps,  mon rêve. Ca fait déjà un bout de temps que j'ai ce rêve déjà, mais il fait peur, ou alors, simplement les gens ne veulent pas admettre qu'eux aussi le trouve joli, ou un truc donc j'ai toujours été convaincue ; les gens aiment faire des yeux. Des grimaces, des froncements de sourcils en forme de toit de maison, des yeux tout en haut avec des sourcils lourds qui veulent dire << tu sais n'est ce pas que tu as fais quelque chose de mal>> alors que personne ne sait. Les adultes aiment jouer les enfants plus qu'ils ne le croient. Alors mon rêve devant lequel les adultes font des sourcils, je n'en parle pas beaucoup, je le protège de ces sourcils si lourds de vide après toutes ces années accumulées à donner du sens à ce qui n'en a pas.

J'ai déjà essaye deux fois déjà. La première fois jetais chez un copain à Granby. Il a huit ans de plus que moi, toute une vie d'enfant quoi. Faut voir tout ce qu'on a déjà accompli à huit ans et a tous ceux qui disent qu'on ne sait rien. Moi a huit ans je savais faire pipi comme les garçons, j'étais d'ailleurs la seule fille du quartier, je savais aussi déjà un truc que toute la vie n'a fait que me confirmer ; c'est que les adultes ne savent pas tant de choses que ca ou alors même ne savent rien du tout de ce qui compte vraiment.  Ca fait un an déjà que je suis un adulte, que j'ai passe du stade des << tu ne peux pas comprendre>> a celui des << tu es un adulte maintenant et c'est comme ca que les choses se passent>>et il me semble qu'entre les deux la période des << grandit un peu >> a passe très vite. En fait ca fait huit ans que je suis un adulte, que je n'arrive plus a vivre uniquement dans le présent, mais parce que je ne veux pas grandir ; parce que j'ai peur par exemple d'un tas de choses que les autres ne voient pas on ma crue folle des l'adolescence, cette période ou on  << grandit un peu >>. On ma propose daller voir un psychologue et moi personnellement j'ai toujours trouve que sil y avait des adultes donc il fallait se méfier c'étaient bien eux : les psychologues. J'ai d'ailleurs fait un dessin une fois pour essayer d'expliquer à ma mère. C'était le bureau du psychologue avec une carotte sur le fauteuil qui s'incline jusqu'a ce qu'on se remplisse la tête de sang et qu'on se cogne contre le tapis rempli des miettes de vies brisées des gens qui sont passes avant nous et le docteur c'était un lapin ; elle n'a pas comprit. Je n'ai jamais compris comment on pouvait trouver normal que des gens restent la assis durant des heures à écouter tous nos problèmes avec une joie certaine, avec la pensée véritable qu'ils vont nous aider ; ca ma toujours fait rire ca, nous guérir, aussi bien dire simplement nous former ou nous transformer même. La seule foi ou j'ai eu l'impression de lire quelque chose de normal sur les psychologues c'est en lisant L'arrache c½ur de Boris Vian, a croire que je ne suis pas la seule à trouver qu'ils font peur. J'y suis allée une fois chez la psychologue de mon école et je trouvais que c'était drôle d'être la avec quelqu'un qui écrit on ne sait pas quoi sur un bout de papier, je me demandais qui des deux devait réellement être soigne. Tout ce que je me souviens c'est qu'elle ne comprenait rien a ma façon de voir les choses et qua la fin j'avais ratée une heure de maths pour presque rien, malgré que j'aurai fait presque n'importe quoi pour rater une heure de maths. Une fois j'avais même participé à la décoration de la Saint_ Valentin, alors qu'il n'y a pas moins fan que moi de cette fête de pourri ou on se force à aimer des gens que l'on déteste en temps normal et ou encore une fois la valeur des choses est calculée en fonction des billets dépenses. Je veux bien qu'un chocolat ca soit sympa mais aimer et manger ca na rien à voir sauf peut être pour les cannibales.
C'était le début de l'hiver, le moment ou les gens commencent à trouver une justification a leurs plaintes et leurs grimaces ; parce que oui les gens ils aiment faire des yeux. A Granby devant un enfant de huit ans plus vieux que moi j'ai dit mon rêve à haute voix pour la première fois. Je passais la fin de semaine chez lui et avant de rentrer chez moi il voulait que je rencontre un de ses meilleurs amis, ca me donnais envie de sauter par la fenêtre et de partir en courant. Je ne suis pas alaise avec les gens encore moins lorsqu'il s'agit de rencontrer quelqu'un tout spécialement, ca me rappelle ses foires ou on exhibe nos animaux << fait la belle, oui, c'est bien lève la patte, bravo>> le truc c'est que moi quand je lève une patte souvent je tombe le cul par terre. D'ailleurs ca a un peu fini comme ca sauf que c'est pas mon cul qui est tombe par terre mais mon nez sur les chaussures de la blonde du mec en question qui se trouve aussi a être l'ex copine du garçon chez qui je passais la fin de semaine, ca pour faire des entrées remarquées j'ai pas de leçon a prendre mais je pourrai en donner. Et donc juste avant de rencontrer son grand ami nous étions chez lui et il regardait par la fenêtre, j'ai toujours adore les vitres j'ai l'impression qu'elles sont peut être les seules ici a ne pas être hypocrites, pas parce qu'elles sont transparentes, non, juste parce que c'est le seul moment ou on dit sans le dire que les adultes bâtissent toute leur vie derrière de grandes murailles. En vitre de préférence comme ca personne ne peut prétendre qu'on se cache puisque les vitres c'est transparents, mais selon moi si on se cachait pas du tout on ne construirait aucun mur même pas de carton. Jetais en train de le regarder regarder la vitre en me disant qu'a l'ecole on me prend toujours pour une taree lorsque je passe des heures devant les grandes vitres rondes alors que ceux qui passent des heures derrière un joint de pot ou une tonne de bouteilles eux on leur fiche la paix lorsqu'il m'a regarde. La première fois que je lai vu au bout de dix minutes jetais déjà folle de lui. C4etait un an avant a une époque ou j'essayais d'apprendre l'allemand et ou je me refugiais chaque fois que j'en avait besoin chez un mec qui habitait tout près de l'école un mec que j'ai jamais compris pourquoi on le comprenais pas, c'est sur qu'il est pas comme tout le monde J surtout parce qu'il se prend pour David Bowie et qu'ils n'a pas toujours les pieds sur terre, mais je pense que ca arrive a tout le monde de se prendre pour un autre, surtout avec autre que soit. Donc chaque fois que je ne voulais pas faire l'effort d'être ce que j'avais à être selon des tonnes de gens qui exactement comme moi parfois n'ont pas envie d'être eux j'allais chez Je. Je me postais devant la télévision et je zappais sans rien écouter de précis, je le laissais me trainer dans des bars miteux ou il faisait des imitations incroyable des vieux chanteurs et ou il essayait de se trouver une meuf pendant que je me faisais faire des clins d'½il par des mecs complètement bourres accotés au comptoir qui je n'ai jamais compris comment ils faisaient pour me trouver jolie, surtout que j'étais dans ma période << foutez moi la paix bande de cons>> qui se traduisait par des vêtements me donnant l'air plus ou moins d'un sac de patate noir. Avec lui je m'effaçais et je n'avais pas besoin d'être quelqu'un, un truc que j'ai toujours eu l'ambition de devenir et qui me semble de plus en plus difficile, je restais la a être la seule fan d'un mec qui avait autant besoin de moi que j'avais besoin de lui. Les soirées ressemblaient toujours a ca avec Je, il me demandait rien ni même de lui répondre et on passait le temps à être deux à l'écouter parler. Moi je l'ai aime des que je l'ai vu Je, il était assis au milieu de mes amis, le troisième jour de mes études en littérature et il parlait super vite en français avec quelque chose dans la voix qui traduit qu'il parle encore plus vite en anglais. Tout le monde était assis en cercle sur l'herbe à l'écouter parler d'une histoire complètement fausse probablement mais qui fait tant rêver que personne n'a envie d'être le premier à dire que c'est impossible lorsque j'ai ouvert la bouche pour lui demander ce qui me brulais de savoir << Est-ce que te paraplégique ?>> Il m'a répondu sans même avoir l'air surprit un simple <<non>> puis il a continuer son histoire. C'est rare les gens qui me répondent sans me demander toute de suite ensuite pourquoi j'ai pose la question que je viens de leur poser et lui et moi ce jour la on a comprit qu'on était par hasard équipé d'appareils du même modèle, même pas de branchement à faire. Alors J et moi on passait beaucoup de mes soirées ensemble lui a être quelqu'un et moi à être tout sauf ce que j'aurai du être. Il avait l'ambition de former un groupe de musique New Wave, un truc qui q prit l'eau par la suite, un rêve quoi, et ce soir la alors que j'étais chez lui a zappé entre deux postes pendant que Je jouais du clavier les yeux clos avec l'air de s'être envoyer une bonne dose de pilules, chose qu'il ne fait jamais malgré ce que tout le monde croit, on a sonne a la porte. << C'est le batteur>> il a dit simplement et il est sorti de sa chambre pour aller ouvrir. J'ai éteint la télé pour entendre ce qui se passait dans l'entrée évidemment il n'y avait que la voix de Je, il parle tellement et tellement vite que souvent dans une conversation on a l'impression d'assister a un monologue. Il est revenu dans la chambre avec un homme huit ans plus vieux que moi et il a commence a lui expliquer ses projets musicaux qui consistaient plus ou moins a être vêtus de simples cuir sur scène et a jeter des sceaux d'eau sur l'assistance, il me plait Je parce qu'il n'y a jamais rien ni personne pour lui faire comprendre que ces plans sont cons, il y croit aussi dur qu'un enfant, tout en jouant du clavier d'une main. Moi j'étais assise sur le lit en indien et je ne pouvais pas m'empêcher de rire dans mes mains parce que c'était drôle de voir que le batteur il comprenait rien du tout, il avait l'air complètement perdu. Ca a dure comme ca plusieurs minutes puis il s'est tourne vers moi et il a dit << Scuze mais te qui ?>> Alors la j'ai éclaté de rire et je suis tombée raide dingue de lui au même instant, de rire parce que c'était si sincère cette question et d'amour parce que combien de fois je me l'a posait par jour cette question, devant des gens qui ont toujours l'air de savoir ce qu'ils font et surtout ce qu'ils faut que je fasse moi, alors que moi, je ne sais pas du tout. C'est ce jour la que j'ai compris que j'avais eu tort sur les adultes depuis toujours, a le regarder il ne venait pas un jour dans la vie, comme j'avais toujours été convaincue ou on devenait quelqu'un et ou on savait ce qui étais juste et faux; censé et insensé ni même joli et moche.
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# Enviado em Sábado 19 Dezembro 2009 21:00