Une main...

Une main...
Une main dans la mienne, une main sur la mienne, une main dans la nuit, une main qui se hisse dans mes pensées, une main qui me frôle. Une main amicale qui me console dans ma solitude, une main qui m'habille de sa chaleur et de sa proximité. Une main qui se sert et me désespère. Un corps qui soupire si bas que personne ne l'entend, un gars qui soupire au creux de mon néant. Une main qui ne me dit rien, une main qui ne me demande rien, une main qui cherche la mienne. Ma main qui cherches un soulagement, ma main qui cherche une sensation, ma main qui cherche un sentiment. Une main qui en rencontre une autre sur la légèreté des couvertes, une main qui transpire et qui désire. Une main qui se retient et qui se souvient. Une main qui n'en est plus une; une main qui devient une impression, un désir. Un envie de frémir et de réagir. Une main qui cherches le frisson, qui cherche le rejet, une main qui danse. Qui danse seule et qui se heurte dans sa recherche. Une main qui vois l'impossible, une main qui comprend et qui a mal. Une main qui s'en fou, et qui danse. Une main qui oubli pour un instant et qui se prend au jeu. Une main qui a chaud et qui transpire, une main qui a peur. Une main qui se limite et qui résiste. Une main qui ne contrôle plus rien et qui hésite. Une main qui oubli tout, une main qui se dégoûte. Une main qui ne fait plus rien et qui sent sur elle la présence chaude et ridicule d'une autre. Une main qui se libère et qui s'abandonne; offerte. Une main chaude qui comme la mienne se colle et ne bouge plus. Une main qui s'entre croise entre mes doigts et qui s'endort. Deux mains qui s'endorment ensemble, collées contre ma peau. Les deux mains d'une même paire, qui ensembles désespèrent.


(Une main qui est une rencontre, une main qui est une découverte, une main qui m'offre quelqu'un. Une main qui se présente et qui représente. Une main qui formule et déambule. Une main de rein du tout. Une triste main qui serre la mienne. Une main de président en manque de spontanéité. Une main d'homme politique, une main de pathétique. Une main qui devient mienne et qui m'offre a quelqu'un. Une main qui forme une relation, une main de passion. Une main qui dit au revoir. Une main de désespoir. Une main qui me quitte dans la nuit et qui s'étire et sort du lit. Une main qui tourne le coin de la rue. Une main de vendue. Une main qui cherche et qui respires. Une main qui soupire. Une main qui reste seule et qui délire. Une main qui s'effondre de son empire. Une main qui délire. Une main qui reste seule avec sa solitude. Une main qui reste seule. Une main qui s'ennuie. Une main qui se détruit. Une main qui jouis et qui oublie. Une main de pendu. Une main qui crie toute seule, une main de feuille. Une main qui s'anime et qui déprime, une main qui est victime. Une main qui Fit tout pour oublier et qui s'épuise. Une main qui oublie presque les doigts dans la nuit, les soupirs dans l'esprit et le c½ur qui vibre tout bas. Une main qui réalise et qui s'éternise. Une main qui a perdu tout ce qui était. Une main en manque de respect. Une main de feuille sur un arbre en plein ouragan. Une main de géant. Une main de prétendu prétendant. Une main de perdant. La seule main d'une paire, qui ensembles désespèrent.)



PONK
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mercredi 14 juin 2006 21:51
Modifié le lundi 16 juillet 2007 17:21

Okanagan (début)

Okanagan (début)
Avez-vous lus Lettre à Saint-Éxupéry? Dans ce roman l'auteur d'une manière très touchante par le billet de son personnage raconte combien il aime voyager. Il reste assieds de longues heures en contemplant cartes et photos et vagabonde sur la Terre comme le bel étranger qu'il est. Et bien en lisant cela je me suis rappeler a quel point les mots ont le pouvoir de faire voyager et comme je n'ai pas pus tous vous apportez dans ma valise (bien que certains n'auraient pas aimés) je vous livre en bloc, avec toute la fougue que je peux l'histoire de notre été. L'été de Doum et moi. Notre été en Colombie-Britannique, au milieu du désert, dans ce petit monde retiré qu'est la vallée de l'Okanagan.


La première chose que l'on apprends quand on voyage; c'est que l'on existe pas. Suivant cette idée ma vie est un long voyage. Et c'est bien vrai. La vie est une course et une suite de petites découvertes successives. Ce soir je prends grâce à de nombreuses préparations, une envie tout à fait ridicule et démente de fuit et un bon coup de pied dans le cul; voici un autre petite escale dans un Univers différent. Nous sommes partis today, un sentiment de fierté et de gratitude m'a grimpé dans le c½ur lorsque j'ai vu à la gare cinq visages familiers et charmés. Vynce : qui regardes toujours tout le monde comme si ils étaient les derniers sur Terre avec lui. Maude : qui bien que très gamine dans son attitude (qu'elle ne changera pas trop vite j'espère) est toujours en train de me surprendre; quel bonheur! Marie-Pier : qui est une véritable boule de feu et qui nous démontre toujours combien nos projets valent la peine et nous aide à nous botter le derrière. Laura : qui est un astre de ma vie, qui sans cesse me fait sourire. Qui sans cesse me dit que la vie est remplit de merveilles. Et sa petite s½ur. Audrey : si il y a bien une adolescente que j'affectionne sur la Terre c'est elle. Ça façon de rire et de grandir. Elle me fait penser à Laura c'est bien sûr mais elle a cette petite lueur speculative dans les yeux, cette lueur de douze ans. Cette lueur que j'ai perdu a onze ans, et que j'ai si longtemps envié chez les autres. De les voir là à la gare en train de nous attendre, j'ai tout de suite pensé : 'Je vaux quelque chose'. C'était très personnel, c'était vraiment un très gros coup de pouce reçu. J'ai tout de suite après, vu que c'était tous des JMS; qu'ils avaient le sens des au revoirs. Le sens des grands départs. J'aurais dû crier merci, j'aurais dû. J'espère l'avoir dit un peu avec mon corps. Avec mes mots et mes gestes. Ce qui me tracasse et m'empêche d'écrire correctement c'est que ma mère est venue me voir à la toute fin et qu'elle a surprit sans m'en dire un mot, mes adieux avec Vynce. Les parents imaginent toujours toutes sortes de choses. Étranges oiseaux. Est-ce que ça valait le risque que je t'entends dire l'étranger? On verra. Pour l'instant, oui. C'est toujours qu'un bon souvenir de plus de Sherbrooke. On a filé en bus durant deux heures et on a traversé les paysages regorgeant d'arbres verts familiers. J'ai pris ton habitude l'étranger et j'ai dit à bientôt à ma ville et non au revoir. Après tout, je reviens bientôt. Je sais que c'est drôle à dire mais j'ai aps encore l'impression qu'on est vraiment une équipe. Je supposes que ça prend du temps. Le plus gros est là, elle a ma confiance; déjà énorme, non?

Quoi d'autre : Ça m'a touché que Marie dise qu'elle allait écrire toutes les semaines. Que Maude me donne un mot à lire un fois dans l'autobus, que Laura soit là et que Vynce soit si clame et distant. Pas le petit con qu'on est tous un peu en dedans, mais qu'il joue à transiter pour celui qui se perd. D'ailleurs il va travailler dix heures par jour, crime! C'est fou ça, les responsabilités... Quoi de plus? Rien. Je ne réalise pas où je vais, juste que le suis partie, que je ne suis plus à la maison. Ici aussi je suis ailleurs, ailleurs de l'endroit ou j'ai passé mon temps à chercher à quel endroit j'appartenais. Je poses deux théories : Peut-être qu'on appartient à nulle part mais simplement à certaines personnes. Peut-être aussi que là où l'on appartient, c'est toujours l'endroit où tu n'es pas. AILLEURS! C'est le nez fourré dans les affaires des autres qu'on se retrouve en face de qui on est, ou qui n est pas. Du gros rien protubérant, de l'exaspérant Néant. Désolé penser c'est une drogue, désolé l'étranger. De toute façon tu ne tiendras pas ta promesse non plus, c'est impossible. J'ai en tête les paroles de je-ne-sais-plus-quoi : mais moi je t'aime...Ça vient d'où ? Quelqu'un sait? Je trouverias peut-être plus tard. Je me rends juste compte que certaines personnes nous appartiennt; pas corps et âm comme dans les films, juste à l'intérieur et dans nos souvenirs. Il faut que je travailles là-dessus; 'les gens ne sont pas là que pour me faire peur'. Il y a beaucoup plus.
Habillé comme un marin, je vais me coucher; manque d'espace vital, je préférais le canapé mais....
BONNE NUIT
(26 juin 2006)

Il est officiellement l'heure totalement dépourvu d'humanité de Montréal : une heure... L'heure à laquelle notre premier autobus (direction Ottawa) s'engage. Assise au banc du fond pour lequel on est arrivé une heure plus tôt que tout le monde. Un mec qui me semblait bien familier nous à serré la main en se présentant, il s'en va lui aussi dans l'Ouest (le monde est petit) c'est sa propre expression. Plus petit encore c'est J-M Nadeau, un ami de Maude et Marie-Pier en concentration musique au cégep. Je l'ai déjà rencontré au salon de thé et dans un party avec Maude. Presque certaine. On s,enligne vraiment pour une longue route. Et peut-être même quelques arrêts imprévus... la marde habituelle quoi! Dans cinq minutes j'ouvre la lettre de Maude comme elle me l'a ordonné. Il n'y a qu'elle qui comprend l'importance de créer de petits mystères. Je t'adore! Ouais le monde est vraiemnt petit et vide et tout à la fois très rempli. Je souhaiterais qu'on fassent plusieures rencontres divertissantes.

(Après la lecture de la lettre) Merci Maude! Merci pour les paroles, pour les pensées, pour les soucis et les appréhensions. Merci pour me prouver que je vaux quelque chose pour quelqu'un. On est rendu le mardi soir. Nous c'est rendu moi, Doum, J-M et Dave. Un gars de seize ans avec un mowhack de dreads, une allure de hippie et à peu près tout de grand (ne laisser pas vos pensées tordues ternir mon écrit, je parlais de ses mains et ses pieds!). Végétarien, de la gueule, vraiment sympathique. Il s'en va lui aussi à Oliver pour la cueillette des cerises. C'est le deuxième été qu'il fait le voyage et c'est plaisant de savoir qu'il s'y connaît. On c'est retrouvé les quatre dans les bancs du fond de la deuxième autobus. Pendant que les trois autres jouaient aux cartes j'ai tenté de réfléchir, de me perdre en moi comme toujours. Mais je n'y arrives pas vraiment parce que je n'ai rien à réfléchir sûr. Je ne suis pas autant excité que j'ai l'impression que je le devrais. J'ai l'impression d'avoir fugué j'ai pour l'instant envie de revenir. De voir les bonjours et les sourires et peut-être est-ce seulement parce que je suis encore toute chamboulée des au revoirs. Je n'y crois pas vraiment, comme si c'était trop facile, juste là deux compagnons en une demie journée. Preuve que les gens ayant le moindre intérêt commun se retrouvent plus facilement. Je suis présentement à l'arrêt de bus de Sudbury en direction de je-ne-sais-pas-où. Le type à ma gauche prend gros de la place et écoute sa musique vraiment trop fort. Merde! C'est le trajet de nuit en plus, j'aurais vraiment voulu quelqu'un de sympathique. Et je pense à toutes ces choses qu'on ne dit pas même avec quelqu'un qu'on apprécie. Ces commentaires ou ces notions qui reste toujours un peu inexprimable.
'Il n'y a pas de mots' comme tu le dis si bien ma belle Laura. Parfois il manque un moment. Et je pense à la façon d'écrire de Doum et à la mienne. Et je me dis que je pourrais bien pondre un petit roman l'an prochain : ce sont les autres qui inspirent et c'est en voyageant et non en attendant de rencontrer les voyageurs qu'on apprend vraiment. Qu'on apprend pourquoi on respire et que l'on rie. Pourquoi on cris et que l'on cherche une réponse. Comme Dave qui vient au B-C et pars en Amérique centrale l'an prochain seul avec son désir de voir le monde. Génial! Comme dirais Élise 'je ME promets de faire ça un jour.'
(27 juin 2006)

Ce sont les personnages que l'on rencontre sur notre route qui change tout, ce sont eux et pas nous, qui concrétise le monde. Nous sommes à Oliver depuis la moitié de la journée : c'est immense! (Opinion qui sera réfutée par la suite...)Bien plus que je ne le pensais. On a commencé par faire du pouce et ce rendre beaucoup trop loin... Revenant sur nos pas on a croisé deux fermes qui n'ont pas acceptés notre candidature et puis faisant une pose sur le bord de la route on a été repris en auto en direction du camping que l'on cherchaient. On y a payé le prix et poser la tente. J'ai pris quelques photos presque pour rien puisqu'il n'y avait pas de travail à la ferme toute proche avant la semaine suivante. Et que dans ce cas il nous fallait vraiment trouver un verger. On c'est donc rendue au plus proche (un petit kilomètre) et nous y avons été embauchés dès le lendemain matin. Nous sommes donc retournés au camping et avons comparés la situation à celle du Texas! Il y a même des cactus qui pouce, fut une des découvertes de mon petit nus; le vrai délire! Doum a fait une soupe à l'oignon et aux nouilles au poulet, osti le Nirvana. Cuit sur le feu en plein milieu de Nowhere, on étaient bien! J'ai ris, j'ai tellement ris ' Y a qu'une seule chose qui ne m'a jamais déçue dans la vie, et c'est de rire.' Ça c'est une phrase de Doum a la suite d'une conversation qu'on a eut. Des idées sur le sens des voyages et de la grandeur et de ce que ça change de découvrir le monde. J'ai trouvé mieux que ce que j'ai envie et qui comble mon manque d'affection. QUELQU'UN QUI COMPRENDS. Demain six heures ont cueille pour la première fois. Je suis nerveuse. Vive le ridicule! Et je ne pense à personne et à pas grand-chose. J'ai hâte de rien et j'ai très peur de vivre.
(30 juin 2006)

Je résumerais brièvement la journée d'hier et d'aujourd'hui car hier j'étais trop fatigué pour écrire. Premier jour de cueillette, on c'est levé presque en retard. La première chose que j'ai su c'est que je suis tombé tout en silence de mon échelle, petite ouverture à la jambe ; gros ridicule. Personne ne m'a vue, ce qui m'a d'ailleurs bien étonné. Mais j'ai continué sans rien dire. C'est vraiment plaisant, ça s'apprend vite, y a quelques petites techniques de base. En tous les cas je me suis découverte les miennes. En écrivant je saigne encore du nez Doum dit que c'est parce que Manuel pense à moi, peut-être en tout cas ça gosse! Donc on a cueillis, on a eut droit à un sandwich de confiture et du thé indien. Parce que oui tous les propriétaires sont indiens. C'est bien plaisant. Tu aimerais ça l'étranger. On a cueillis quinze buckets l'équivalent de quarante dollars et on est aller se faire à dîner. De la soupe sur le brûleur. On en a gardé en bouteille pour plus tard. On est ensuite parti à pieds vers la ville pour faire une épicerie et essayer de trouver une fête de CANADA DAY! Après quinze minutes on a pognés un lift d'un des proprios indiens jusqu'au parc de Oliver. On c'est rendu en ville mais presque tout était fermé. Alors on a trouvé le plus gros supermarché qui lui était évidemment ouvert. On y est resté bien heureuse dans l'air climatisé. On a acheté pour trente dollars de bouffe; des trucs secs, le genre de truc que chez nous je bouffe pour faire changement, hey merde! On a marché, cherché un peu la bibliothèque et on est retourné au parc faire des téléphones. Pendant que Doum appelait il y avait un mexicain qui attendait, on a discuté de Mexico, du rythme de vie d'ici, de sa vie de cueilleur. C'était vraiment plaisant. Comme une rafale de petits souvenirs qui vous englobent et vous font regorger de joie. J'ai appelé à mon tour chez mon père mais il était sorti; probablement avec Johanne. Alors j'ai appelé ma mère. Ça m'a submergé, je m'ennuie. Je m'ennuie de prendre soin d'elle-même si ici je dois prendre soin de moi. Je ne m'ennuie pas, je m'exprime mal. J'aurais besoin d'un Cyrano. Je ne m'ennuie pas, je m'inquiète pour elle. Je m'inquiète pour le temps qui passe à Sherbrooke à un rythme beaucoup plus fort qu'ici. Après on a trouvé une carte d'appel sur le téléphone. On a donc appelé quelqu'un qui serait forcément chez lui : Maxime! Ça m'a aussi remis les idées en place. Je suis pas si nulle après tout. J'ai aussi appris que Mel et un Samuel sortent ensembles, j'espère que tu essayeras d'être patient comme tu me l'as dit Vyncent. Patient pour tout comprendre, parce que les autres et leur lien avec nos propres sentiments ce n'est pas facile. Je voulais écrire c'est pas de la tarte mais ça va trop me faire penser à ce midi, concentrons-nous sur hier. Après les appels ont a découvert au comble de la joie et du bonheur un lac! De l'eau par trente-cinq degrés Celsius tapant. Tout habillé on a déposé nos trucs de valeur et on a glissé, littéralement c'est une petite falaise. On y a passé près de deux heures peut-être, quel bonheur! Pourquoi je n'ai pas tant trippé dans l'eau que juste sur le bord à me rafraîchir. Chacun sa manière j'imagine. On a passé le reste de la soirée environ de cinq heures à neuf heures dans le parc à se coucher un peu partout et à manger des chips. Faudrait en racheter d'ailleurs. Tanné à neuf heures on est rentrés convaincus qu'il n'y avait pas vraiment de fête là. Ça pris un peu plus d'une heure, mais j'aurais bien fais du pouce quand même. C'est vrai qu'il faisait froid c'est la seule fois ou on a marché ou c'était supportable. J,ai presque réussis à siffler et on est rentrés des ampoules aux pieds et des guimauves en souvenirs. Un peu laid comme image tout de même. À presque dix heures on a fait un mini feu pour brûler des déchets et après une poignée de Froots Loops je suis allé me coucher. Sans trouver le sommeil bien sur. Doum m'a rejoint et presque réveillé vers dix heures quarante. À trois heures du mat les autres sont rentés et mon tenus éveillé. (Sur le coup je l'ai emmerdé solide).
(2 juillet 2006)


À cinq heures on c'est reveillé
# Posté le mercredi 23 août 2006 12:26
Modifié le jeudi 21 décembre 2006 15:42

T'as honte?

T'as honte?
Pourquoi tu t'éloignes? Pourquoi tu recules? Est-ce moi qui te fais tant peur? Est-ce moi qui t'effraie? Dis moi, qu'est-je donc fait? Dis moi, qu'est-ce que j'ai dit? Dit le! Pourquoi tu recules? Pourquoi ton sourire s'efface? Pourquoi tu me laisses seule sur ma rive en plein c½ur de mon malheur? Pourquoi tu fais comme si je valais rien? Est-ce vrai? Pourquoi tu recules, pourquoi tu dis rien? Pourquoi tu m'abandonnes après si peu de temps? Pourquoi t'as peurs? T'as peur de quoi? De moi... pourquoi?


Dis moi pourquoi j'arrives pas à courir vers toi? Pourquoi je restes seule et te regardes traverser la rue et te retourner? Pourquoi je n'arrive pas à crier ton nom? Pourquoi je respecte qui tu es même si ça me fait mal? Dis moi n'importe quoi! Pourquoi il fait si froid sans toi? Et pourquoi je laisse personne d'autre approcher? Pourquoi tu ne fais rien? Pourquoi té comme tout les autres? Pourquoi tu ne vois pas la beauté de ma différence? Et merde, pourquoi t'as tellement honte? Pourquoi t'arrives plus à me regarder dans les yeux? Ce sont les autres qui t'intimides, c'est des autres que t'as peur? C'est du jugement de gens que tu ne connais même pas que t'as peurs?

Des gens qui ne t'on jamais rien donné? Valent-ils vraiment plus que moi? Ne t'ai-je jamais fais rire? Ne t'ai-je jamais transporté dans un monde où tu étais bien? N'ai-je jamais été quelqu'un qui te faisais du bien? Et tu m'abandonnes pour ça... une bande de bouffons que tu ne connais même pas? C'est vraiment pour ça? Tu mens pas? J'ai du mal à y croire... moi qui pensais que t'étais un peu différent. Moi qui croyais que tu faisais partie des gens qui savent qu'y faut pas juger au premier regard. Moi qui croyait qu'il était possible de t'aimer. Je me suis trompé. Mais si c'est toi l'imbécile, pourquoi j'ai autant mal? Pourquoi j'ai mal quand tu traverses cette foutue rue? Pourquoi j'ai mal quand té loin de moi? Pourquoi je ne peux pas t'oublier? Pourquoi y a personne qui me fait sourire comme toi? Comment tu fais? Dis moi. Comment tu fais pour avoir des yeux comme ça? Comment tu fais pour être toi? Comment tu fais pour reculer si vite, sans me laisser réagir? Comment tu fais pour me pourrir la vie et que je continue à me pâmer?


PONK
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 29 août 2006 13:56
Modifié le mardi 29 août 2006 14:10

Nerfs.

Nerfs.
Je m'enfonce tranquillement dans le néant de mes nerfs.
Il n'y a personne pour me secourir,
Pour étancher mes cris,
Pour calmer mes pleurs.
Il n'y a rien à voir.
IL n'y a rien à dire.
Rien de beau,
Rien de grand.
Que des crevasses,
Des visages en pleine déchéance.
Des yeux réduits par l'effort,
Des sourires décharnés,
Des grimaces inhumaines.
Et ma propre mort qui s'affirme,
Avec son sourire lisse et sans vie,
Au sommet de la pente évidente
Où s'affirme ma détresse,
Où s'abîme mes illusions.
Sans rien dire,
Sans sourire,
En silence,
Simplement.




PONK
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 29 août 2006 14:04

Semaine de relâche

Semaine de relâche
Assise dans le froid de l'hiver.
Sous le scintillement des étoiles.

Dans le silence de mes battements de c½ur.
Dans le bruit intermittent des retenus.
Avec devant moi le vide absolu.
Brisé par l'éclat des sourires.
Brisé par les bras dans la nuit.
Par la caresse incessante.
Sourde de mes propres mains.
Aveugle de mes propres yeux.
Dans le silence de l'hiver.
Dans le froid de la nuit.
Sans rien comprendre.
À qui est cette voix dans la nuit?
À qui sont ses bras dans le bruit?
Dans mes propres gémissements.
Inutiles et froids.
Qui s'estompent lentement.
Dans ce mois de mars.

Ponk
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 29 août 2006 14:19
Modifié le lundi 16 juillet 2007 17:21